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mercredi 16 avril 2014

How can I love when I’m afraid to fall ?

"I have died everyday waiting for you
Darling don’t be afraid I have loved you
For a thousand years
I’ll love you for a thousand more.."

Première phrase de la journée que j'aperçois dans mes messages privés de Facebook, F. qui me dit : « Bon et sinon alors C. ça commence a faire un moment que t'es pas en couple, y a forcément un mec qui se cache la dessous ahha »

Hum.. si tu savais. Si vous saviez tous à quel point je suis amoureuse à en crever

Cette période a une propension à me faire péter une pile assez impressionnante. La faute à qui ? À Mr.X. Ce "oh mon dieu mec génial qui a un job de con qui fait que je ne vais jamais le voir".
Ce mec qui m’a rappelé ce que c’était d’aimer au point de pouvoir tout foutre en l'air du jour au lendemain pour avoir ne serait-ce qu'une chance de passer le reste de ma vie à ses cotés. 
Mais voilà, karma de merde oblige, je suis tombée sur la situation maudite genre pire que Roméo et Juliette.

D'où un reflex incontrôlable de défense et d'auto-conviction que non, ce garçon n'est pas pour moi, que c'est une très mauvaise idée, et que vivre seule pendant le restant de mes jours est peut-être le truc le plus censé qu'il y a à faire. Oui mais voilà, il me plait beaucoup. Trop. 
Peu importe à quel point j’essaye de l’oublier en m’occupant, en me consacrant à mon travail, en misant sur mes amis, en essayant de fréquenter d'autres garçons, je n'y arrive simplement pas.

Je l'aime tellement qu'hier soir, le simple fait de sentir son odeur ancrée sur mon oreiller m'a fait fondre en larmes. Et oui, j'en suis à ce point-là. 

Jusque-là, j'avais tendance à penser, à tort, que le meilleur moyen de l'oublier serait de me plonger la tête la première dans une nouvelle histoire. Après tout, ça a bien marché avec Elo. vis-à-vis de Y. quand elle a commencé à fréquenter son P-A. Mais voilà : Baptiste, Julien, Florian, Clément et maintenant Mickaël. Toutes ces histoires ne riment à rien.. Quand on a connu l'amour, le vrai, celui qui transcende tout, on ne peut pas se contenter d'une gentille relation avec un mec qui nous fait "juste kiffer"


Moi qui revendique mon célibat non pas comme une phase d'attente mais comme une période d'expérimentation de tous les possibles, je pense que mon discours n'était qu'une façade. 
Il faut que je laisse du temps au temps car je ne me sens tout simplement pas prête à aimer quelqu'un d'autre. Ce ne serait pas juste. Ni pour la personne en question, ni pour moi, ni pour l'amour que j'ai eu la chance de ressentir jusque-là. Je dois me laisser le temps de l'oublier et de vivre par moi-même, seule. Pour changer de sujet et finir cet article sur une note un peu plus joyeuse, je reviens d'une séance ciné avec P-A où nous avons été expérimenter "La crème de la crème".

Synopsis : Dan, Kelliah et Louis sont trois étudiants d’une des meilleures écoles de commerce de France. Ils sont formés pour devenir l’élite de demain et sont bien décidés à passer rapidement de la théorie à la pratique. Alors que les lois du marché semblent s’appliquer jusqu'aux relations entre garçons et filles, ils vont transformer leur campus en lieu d’étude et d’expérimentation. (= prostitution améliorée). La crème de la crème de la jeunesse française s’amuse et profite pleinement de ses privilèges : tout se vend car tout s’achète… mais dans quelle limite ?

Ce film prouve que les français sont aussi capables de faire des films cools sans que ceux-ci ne soit des pales copies de scénarios américains retranscrits. Entre sentiments, débauche et argent, Kim Chapiron nous fait découvrir sa vision des plus grandes écoles de business d'Europe, avec une approche "Tout peut s'acheter", qui se nuance petit à petit. Ainsi, on nous raconte comment la génération Y intellectualise et mathématise le monde et leurs relations. Tout n'est qu'image, tout n'est que théâtre. Jusqu'à ce que l'Amour emporte tout et mette à mal leurs théories "scientifiques".

Le film termine sur une scène époustouflante qui brûle comme une promesse de bonheur... malgré tout ! Le tout porté par de jeunes comédiens et une BO d'une justesse épatante

lundi 14 avril 2014

LOL.

Hahaha, coincidence ou non, voici mon horoscope de cette nouvelle semaine :

Saturne vous aide à prendre conscience de vos côtés casse-pieds, vous allez faire amende honorable avec ceux que vous avez le plus ennuyés récemment, parents ou chéri. Vous pouvez être tellement adorable quand vous voulez, et là nul ne vous résiste. Solo, une histoire romantique démarre sur fond de musique (il est musicien ou ultra-branché musique) /!\ Une crise avec votre père trouve une résolution cette semaine, ça ramène l’harmonie, une vraie paix.

Ironie, ironie quand tu nous tiens.. (si seulement !)

Magic Night - Chapter 5.

Le réveil du lendemain de cuite, il n'y a pas pire. 

Ayant aussi mal à la tete qu'au ventre, j'ai passé la majeure partie de mon dimanche affalée sur mon canapé. J'en ai profité pour regarder le film "The Truman Show" que je n'avais encore jamais vu. 

C'est l'histoire d'un homme appelé Truman Burbank. A sa naissance il a été acheté par une chaîne de télévision qui voulait créer une émission de télé-réalité sur la vie d'un homme filmé 24/24h et 7 jours sur 7 . Toute sa vie, Truman a été filmé sans qu'il ne le sache. Toute sa vie, il a été le héros d'une émission de télé-réalité regardée par des millions de personnes a travers le monde. Toute sa vie, il croyait vivre une vie normale avec sa femme, ses amis dans une ville des États-Unis située sur une petite île. Or tout est faux : ses amis et sa femme sont des comédiens et la ville où il croit habité n'est qu'un immense studio télévisé.

Mais un jour, Truman va commencer a découvrir l'étrangeté du monde dans lequel il vit. Commence alors pour lui une quête pour découvrir la vérité .Drôle et terrifiant à la fois, ce film est une réflexion sur la télé-réalité qui fait tant parler d'elle. Que se passerait-il si vous étiez le héros sans le savoir d'une émission de ce type ? Qu'on aime ou non Jim Carrey (perso je suis une grande fan), impossible de ne pas reconnaître son talent dans cet homme qui perd peu à peu pied dans une réalité faussée depuis le départ. Bref, un excellent film, drôle et émouvant et qui fait réfléchir sur notre société actuelle et ses dérives .

En fin d'aprem, F. m'a appelé pour me dire de venir chez P. le rejoindre avec S. et L. pour fumer tous ensemble une chicha qu'il venait de commander sur un site de livraison en ligne. (celle-ci arrive à domicile préparée dans les 30 min !). Je me suis donc empressée de me préparer le plus rapidement possible et j'ai été chez eux sachant que nous étions tous aussi crevés les uns que les autres. Pour ma part, même la chicha est mal passée et je n'ai même pas pu finir ma bière offerte si gentiment par L. Là encore, nous nous sommes tous affalés sur le canapé à faire un debriefing de la folle soirée que nous venions de passer.. Puis nous avons trainé en regardant sur la tv les derniers épisodes du Dézapping et les vidéos récentes du Zap de Spion. Il n'y a pas à dire : regarder des vidéos marrantes/choquantes avec ses amis, ça agit comme un vrai remède au blues habituel du dimanche. 


Je suis rentrée chez moi aux alentours de 22h après être passé au McDrive (allez bim 2ème de la semaine) étant donné que je n'avais rien pu avaler de la journée. Pensant qu'il m'avait totalement zappé, j'ai été assez étonné du fait que Mr.X me chope sur Facebook pour confirmer notre "rendez-vous". Je n'y croyai plus, du coup j'étais loin d'être prête. Heureusement pour moi, le temps qu'il se prépare à son tour m'a laissé le temps de rendre l'appart potable et de me refaire un semblant de beauté

Il est donc arrivé un peu avant 1h du matin, le grand sourire et, je le suppose, une certaine joie de me retrouver. Il m'a alors demandé comment c'était passé mon week-end et il m'a avoué ainsi que ça faisait deux semaines qu'il n'était pas sorti de chez lui. Là encore nous nous sommes racontés ce qui s'était passé ces dernières semaines pour nous. Nous avons beau de pas nous donner de nouvelles pendant plusieurs semaines, notre connexion est indéniable, comme si nous ne nous étions jamais quittés.

Suite à cela, on a regardé tranquillement le dernier épisode de Community (juste hilarant) ainsi que le pilote de The Big Bang Theory qu'il ne connaissait pas. Nous avons bien rigolés en commentant un peu tout ce qu'il se passait et en racontant à notre tour des anecdotes personnelles liées de près ou de loin à ce qui se passait sur l'écran.

A la fin, on a commencé à regarder la télé comme un vieux couple et il m'a fait beaucoup rire. 
On a ainsi passé une bonne dizaine de minutes à commenter les pubs sexys du dimanche soir qui passent non-stop sur la chaine TMC. Après, il a commencé à faire des jeux de mots sur la chaine Teva étant donné que, de loin, il avait cru que c'était marqué Teur. (les dossiers de Teva = les dossiers de Teur = Teur est une personne = Teur va à la fac = Facteur, allez comprendre.) Sa bonne humeur a été plus que communicative et ses blagues pourries m'ont fait mourir de rire. 


Il est ensuite parti en freestyle total pour continuer à me faire rire en se mettant à improviser des chansons de rap sur tout et n'importe quoi. Je devais ainsi lui donner un thème, je lui laissais 30 secondes pour réfléchir et il me faisait ensuite un show totalement décalé où il rappait de toute son âme. Epique. Evidemment, voulant faire partie du spectacle aussi, j'ai commencé à vouloir inventé des rimes et nous nous sommes ainsi mis d'accord pour que nous trouvions des rimes en "ère" (épistolaire, éphémère..) et en "ole" (agricole, école...) de façon à inventer des paroles pour créer notre propre chanson. Je n'ai pas vu le temps passé et entre deux éclats de rire, Mr.X s'est ruée sur ma bouche me donnant ainsi le meilleur baiser de ma vie. En trente secondes, nous nous sommes allongés l'un contre l'autre...

Là encore la nuit fut magique, déconnectée de la réalité environnante. On a vraiment profité de chaque seconde, les yeux dans les yeux. Le temps n'existait plus. On s'est aimés comme si on ne devait jamais se quitter.  Mon dieu ce qu'il m'avait manqué. J'ai enfin eu la joie de retrouver le Mr.X de nos premiers rendez-vous : un regard amoureux, demandeur de calins, m'embrassant tout le temps... Avec lui, je me sens exister comme personne. Même cet aprem (nous avons alternés entre câlins et repos jusqu’à 15h), il a été tendre jusqu'au bout en me caressant les cheveux et en me faisant des papouilles du bout des doigts. 

Je sais que notre relation n'est sans doute vouée à rien. Je sais que ce qu'on fait va me rendre malheureuse dans les jours à venir mais je ne peux pas m'en empêcher. Je suis incapable d'arrêter de penser à lui ou de réprimer mon envie d'être près de lui, de le toucher, de le sentir contre moi. 

Chaque seconde avec toi compte plus que toute autre seconde.

Tu n'as jamais entendu dire que le manque intensifiait le désir ?

Je me réveille à peine d'un week-end juste énormissime. 

Tout d'abord la journée de samedi...

Comme d'habitude, j'ai bien vendu atteignant des bonnes statistiques personnelles et j'ai eu la surprise de voir mon père me rendre visite au magasin, accompagné de ma belle-mère, pour me faire un coucou rapide. Ça m'a fait vraiment plaisir de les voir d'autant que ma belle-mère s'est achetée une paire de chaussures et que mon père m'a remboursé la paire que je venais de m'acheter.

En effet, je suis "obligée" d’être chaussée avec une paire de la nouvelle collection du magasin pour renvoyer une image parfaite de moi-même au client, en totale adéquation avec l'enseigne. Du coup, mon père - ce sauveur - m'a proposé de me rembourser ma paire et il a été jusqu'à me faire un virement de 200 euros pour que j'achète un sac assorti histoire que je puisse "me faire plaisir"J'ai le meilleur papa du monde... d'autant que ces 200 euros vont me faire vraiment du bien. Du coup, une paire de chaussures gratuites pour le taf, totalement en cuir et d'un confort à en faire pâlir mes chaussons.. Je vais être trop bien à travailler là dedans.
Concernant le samedi soir, tout ce que je peux retenir c'est que l'alcool c'est mal. Mal, mal, mal. 
Je suis arrivée aux alentours de 22h et j'ai fait une entrée pour le moins remarquée. En effet, en voulant me garer j'ai atterrit dans un fossé n'ayant pas remarqué l'immense trou qui se défilait devant les roues de ma voiture. Ainsi, je suis tombée en plein dedans et j'ai du appeler les gars, qui étaient déjà à la soirée, pour qu'ils viennent sortir ma voiture de là. La honte. 

Le pire étant que l'épisode s'est passé pile au moment où Fabien et Clément (son meilleur ami) arrivait ce qui fait qu'ils ont assisté à la scène mi-amusé mi-consterné. Bon, pour la bonne impression, on repassera. 

Durant la soirée, contre toute attente, je n'ai quasiment pas parlé à Fabien mais à Clément qui n'a pas arrêté de me chercher. L'alcool aidant nous nous sommes mis à flirter ouvertement et nous avons décidé d'explorer les champs environnants sous le clair de lune. (véridique !) Le moment était très poétique et nous avons parlé d'un peu de tout : nos perspectives professionnelles, sa relation avec son ex, ma séparation avec Jules, l'histoire Mr.X, son retour d'Australie après 6 mois de stage... C'était vraiment un bon moment, même si ce n'est définitivement pas mon style de mec.

Suite à cela, nous sommes retournés à la soirée où nous avons continués à boire chacun de notre coté. S'en est suivi un pari, où nous sommes allés nous isoler à proximité d'une cabane située à deux pas de la maison. Evidemment nous nous sommes embrassés et avons commencé à nous "chauffer" l'un l'autre jusqu'à ce que je l’arrête. Fille célib et opportuniste certes, mais fille facile non. Et oui, contrairement à ce que tout le monde pense, je ne suis pas le genre de fille à me faire prendre dans un champ (entouré d'insectes en plus !) en pleine soirée. Même s'il m'est arrivé de coucher "juste comme ça", j'avais toujours un minimum de connaissance et de sentiments envers le mec en question. Or, là ce n'était pas le cas.


Après ça, nous sommes encore une fois retournés à la soirée où j'ai assisté à un pétage de câble monumental de Guigui, qui, totalement ivre, a voulu défoncer tout le monde suite à une provocation qu'il aurait mal pris. Autant dire que l'inquiétude et l'étonnement de le voir dans cet état m'a fait redescendre direct.. On s'est alors tous mis à s'occuper de lui sachant qu'il ne tenait plus debout, vomissait partout et refusait de rentrer à l'intérieur.

Par conséquent, Alex' (le pompier de Paris) a été cherché une couverture en alu dans sa voiture de façon à l'envelopper pour qu'il se repose directement sur la terrasse. Je dois avouer que de voir Guigui en mode sushi dans son papier d'alu en plein milieu de la terrasse était juste hilarant (bien qu'assez badant). Suite à ça, Morgan (un ami de Charlyne) est venu me parler comme quoi il connaissait Mr.X et que ce dernier lui avait parlé de moi. Evidemment j'ai été estomaquée par la nouvelle et j'ai insisté pour savoir ce qui avait été dit très exactement. Apparemment, Mr.X aurait rencontré Morgan pour la première fois il y a quelques semaines et aurait vu que nous avions des amis communs. Il a alors demandé à Morgan d'où il me connaissait.. J'ai alors commencé à raconter devant P-A et Jules ce qu'il se tramait entre lui et moi pour que Morgan comprenne mieux la situation.

Ainsi, j'ai eu le droit à tout un speech de Jules comme quoi je devrai peut-être ressaisir ma chance étant donné que la situation était loin d’être claire avec Mr.X, qu'un sms ça ne coûtait rien et que surtout "nous allions trop bien ensemble". Etant bourrée, et donc totalement influençable, j'ai envoyé un sms à Mr.X...

S'en est suivi cette conversation :

Moi : Hey, tu fais quoi ce week-end ?
Lui : Rien de précis et toi ?
Moi : En soirée ;) Dispo demain ?
Lui : Yep
Lui : A demain du coup :)

Totalement euphorique à l'idée de le revoir, j'ai repris la voiture aux alentours de 4 heures du matin (sachant que j'avais arrêté de boire deux bonnes heures avant). J'ai ramené ainsi Jules chez lui et, une fois chez moi, je me suis endormie comme une masse... 

samedi 12 avril 2014

Si l'amitié ce n'est pas de partager tous les délires, alors c'est quoi, on se demande ?

Haaa les ventes privées...

Un magasin fermé, des clientes sympas qui discutent entre elles et se donnent des conseils à tout va, un personnel aux petits soins, des réductions de -40%, un bon buffet, des coupes de champagnes en veux-tu en voilà.. C'est la vie. Même en arrivant en retard, soit 15 min avant la fermeture des portes, j'ai trouvé le moyen de ressortir avec plus d'achats que Charlyne et ses autres copines réunies. J'abuse.

Sur les bons conseils de Charlyne, j'ai craqué pour une veste en similicuir noire très très cintrée effet matelassé sur les épaules (oui encore une veste qui se rajoute à ma collection d'amour), un haut noir cache-cœur à la fois classe et sexy et enfin un collier assez imposant pour habiller tout ça. Je m'en sors pour la modique somme de 68 euros.(autant dire que c'est mort pour le coiffeur lundi..). 

En tout cas, je ne regrette en aucun cas mes achats même si j'espère que la veste ne se révélera pas trop serrée étant donné que j'ai du prendre le "XS", vu que c'était la seule taille qu'il restait. J'ai donc passé un très bon moment d'autant que ça faisait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de me retrouver en compagnie de Charlyne, exceptions faites des soirées du groupe.

Ce que j'adore par-dessus tout chez elle, c'est sa bonne humeur pire que communicative. 
Toujours prête à bouger et à faire la fête, elle pourrait motiver n'importe qui à la suivre dans ses péripéties jusqu'au bout de la nuit. De plus, son coté célibataire, que dis-je !, célibattante me conforte dans l'idée que je ne suis pas la seule. Nous avons des histoires aussi compliquées l'une que l'autre, ce qui implique une bonne dose de rires et d'anecdotes à se raconter constamment pour se mettre à jour sur nos situations respectives (qui peuvent changer du tout au tout en quelques jours).Oui, les femmes modernes d'aujourd'hui sont avant tout des aventurières devant faire preuve d'une capacité d'adaptation sans limite.

Après notre session shopping, nous avons été nous payé un bon gros mcdo histoire de fêter dignement nos achats. Pour changer, nous avons rejoint le groupe chez Guigui où l'ambiance était comme d'habitude : simple, conviviale, emplies de rires et de confidences. Nous nous sommes tous posés devant "Vendredi Tout est Permis" suivi de "L'amour est aveugle", le genre d'émissions drôles sur lesquelles on peut commenter, et surtout se moquer, de tout et n'importe quoi. 


Aux alentours de minuit, la fatigue et la raison me gagnant, j'ai décidé de rentrer tranquillement histoire de ne pas me coucher trop tard et de garder mon énergie pour demain soir. Je suis vraiment impatiente d'y être. En plus, j'ai appris ce soir que Fabien sera de la partie... Intéressant. Il faut donc que je me fasse belle dans le cas où je compte percer ce qui se cache derrière son apparence sérieuse et intelligente. Puis, c'est toujours bon pour l'égo d'autant qu'il faut que je rentabilise mes investissements vestimentaires.

Mais bizarrement, je commence de plus en plus à penser à Mickaël. Ce mec m'épate de jour en jour. Nous trouvons tout le temps quelque chose à nous dire et on se confie sur nos états d’âme comme si nous nous connaissions vraiment. Au-delà de ça, il a été très présent hier pour à la fois m'écouter quant à la journée passée à la fac mais également pour trouver des mots réconfortants et me changer les idées. Nos échanges deviennent de plus en plus intéressants et nous prenons déjà nos petites habitudes : notre manière commune de râler quand nous sommes au taf, nos surnoms affectueux du style "crapule", "ingrat" et compagnie, nos petites "private-joke"...

Bref, il a l'air vraiment d’être quelqu'un de bien et je suis plutôt contente du fait qu'il commence à projeter le fait de me rencontrer même s'il n'y a encore rien de concret qui a été décidé. Pour l'instant c'est vraiment le genre de relation dont j'ai besoin. Il est vraiment là pour moi, j'ai le droit à des messages tous les jours et le fait de ne pas l'avoir encore vu donne un petit coté rêveur à tout ça. En effet, je peux m'imaginer toute sorte de choses...

Je me suis toujours inventée des histoires. Pour passer le temps. Pour m'échapper. Et pour contrer la réalité souvent assez moche. Me construire une sorte d'alternative acceptable quand je ne pouvais pas ou ne pouvais plus faire face. M'enfin, on verra bien ce que la vie me réserve.. 


En attendant je les ai eux, mes amis, mes amours.

vendredi 11 avril 2014

Je me demandais souvent, en m'endormant le soir, s'il t'arrivait de penser à moi quand je pensais à toi...

Avec tout ce qu'il se passe en ce moment, j'ai juste un besoin énorme de décompresser et de lâcher prise. Hier, j'ai donc été tranquillement chez Guigui et ça m'a vraiment fait du bien de ne pas passer la soirée seule chez moi après la journée "éprouvante" (émotionnellement parlant) que je venais de passer.

Quelques-uns de mes amis étaient au courant de la raison de mon absence de sourire et les autres ont remarqué que quelque chose n'allait pas. Du coup, on a tous fait abstraction de mon "état" en parlant comme si de rien était. J'ai ainsi bien discuté avec Guigui du fait que nos deux tempéraments explosifs nous entraînaient parfois à quelques chamailleries, mais au fond on s'adore et on a admis qu'on était pas souvent tendre l'un avec l'autre.

Comme d'habitude, Jules a été d'un soutien sans faille et, encore une fois, nous avons parlés de ce qu'on imaginait pour notre futur respectif : pourquoi pas bouger de notre ville dans les années à venir histoire de changer d'air, rencontrer quelqu'un pour qui nous serions prêts à tout, avoir des enfants dans une petite dizaine d'années...


Même si je sous-estime un peu les histoires que j'ai vécu avec Sam et Jules, je dois avouer qu'il y a un truc qui me manque en eux et que j'ai peur de ne jamais retrouver : le fait de pouvoir discuter sérieusement toute une nuit sans voir le temps passé. Je me rappelle que c'est ce que j'aimais le plus dans ma relation avec Sam. où, régulièrement, nous nous couchions vers 6h-7h parce que nous avions toujours des choses à se dire en rentrant de soirée. Avec Jules, c'était plus des délires qui nous poussaient à nous endormir toujours plus tard, mais le plaisir d’être fusionnel avec quelqu'un était aussi intense.

A part ça, je noie ma nostalgie et mes espoirs déçus dans le shopping étant donné que - miracle - ma paye vient de tomber. En revanche, elle est anormalement peu élevée (930 euros depuis le 03 mars, faut pas pousser !) ce qui m'oblige à demander des explications à ma responsable dès demain. Sinon je me connais, ça va me stresser.. Cela ne m'a pas empêché de "craquer" pour la nouvelle collection de Jennyfer : une robe liberty (25,99 E), un top beige (12,99 E) et une ceinture imprimée ethnique beige et noire (7,99 E).


Histoire de bien être tentée de faire n'importe quoi avec mes finances, Charlyne a osé m'inviter ce soir à la vente privée VIP de Bonobo avec buffet, champagne et surtout réductions à la clé. Le magasin sera donc fermé et réservé aux clients privilégiés ce qui promet une bonne dose de craquage... Du coup, je pense reporté au mois prochain l'achat de mon merveilleux parfum mais également mon approvisionnement quant à la collection d'été de Soleil Sucré. Si j'arrive à être un minimum sérieuse ce soir, j'irai chez le coiffeur lundi histoire de me racheter une beauté car là, on frôle la catastrophe capillaire. 

Par ailleurs, j'ai reçu ma box d'Emma & Chloé il y a déjà une bonne semaine ce qui m'a encore émerveillée. J'ai eu le droit à deux bracelets magnifiques, un rose et un bleu, plaqués or :


Sinon demain, grosse soirée chez Charlyne qui promet d’être remplie de rires, d'alcool et d'éclate... De plus, nous avons tous appris hier que P. et L. ont leur maison de libre pour le week-end prochain et P. a prévu un jeu d'ambiance "génial" dont il garde encore le secret. Cela permettra de fêter son anniversaire (P. est né le 15 avril) mais également le retour pour une semaine de Y. (en espérant que le sujet Mr.X ne se ramène pas sur le tapis devant lui vu tout ce qu'il s'est passé depuis le nouvel an, dernière fois où j'ai vu Y).

Enfin, comme je l'avais déjà dit, le dernier week-end d'avril sera réservé à l'anniversaire de Yoann qui promet aussi d’être très très alcoolisé mais également propice aux nouvelles rencontres... Toutes ces perspectives me remontent le moral et me poussent à profiter de chaque moment pour les vivre plus intensément que tout ce que j'ai pu faire jusque-là.

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jeudi 10 avril 2014

Non, non, rien n’a changé.. Tout, tout a continué..

"L'important c'est le voyage. Pas la destination."

Je reviens juste de la journée-hommage consacrée à mon oncle. J'en reste profondément bouleversée et pensive...

Mon dieu, ce qu'il peut me manquer. 

Ses anecdotes de sa vie de prof, son amour inconditionnel pour son chat, ses bons plans sur notre ville chérie (dont nous étions les seuls rescapés de la famille vu que tout le reste a fini par partir), ses points de vue sur l'actualité, son goût pour le bon whisky, son habitude de se déguiser en père noël le soir du réveillon pour faire rêver mon frère, sa manière de se moquer des gens en n'hésitant pas à les imiter de façon grotesque, ses fan-attitudes envers les chansons populaires (style Nana Mouskouri, Claude François, Dalida et compagnie)... Bref, il y en aurait tellement à dire.

J'adorai particulièrement nos promenades familiales, dans la nature qu'il aimait tant, où nous n'avions pas forcément besoin de mot pour exprimer notre plaisir d’être tous ensemble à profiter du paysage et du calme ambiant. Je crois que ce qui me manque le plus c'était sa manière de basculer du sérieux à l'humour en à peine un quart de seconde créant ainsi un décalage juste hilarant. Il n'y avait que lui pour faire ça avec tant d'aplomb.

Au-delà de mes souvenirs propres au fait d'être sa nièce, cette journée m'a permis de mettre en lumière des facettes que je ne connaissais que trop peu à son sujet. Excellent pédagogue, il était un vrai génie dans tout ce qu'il entreprenait, aussi bien en recherche à écrire des articles (ou à faire des enquêtes) que dans un amphithéâtre à faire cours à ses élèves. Sans grande surprise, ce que les gens retiennent de lui avant tout c'est sa simplicité mais surtout son humanité.


Malgré son statut de "maître de conférence", il n'a jamais voulu déménager de son petit appartement, pourtant situé dans un des lieux les plus pauvres de la ville. Il a ainsi fondé l'association de quartier qui aidait les familles défavorisées en les aidant à se réinsérer dans la vie active. Il n'hésitait pas à défendre ses voisins, à témoigner pour telle ou telle personne quand elle se faisait embarquer injustement par la police pour un simple "contrôle de papier", à faire les courses de la voisine ayant du mal à se déplacer ou à apprendre à des gens à parler un minimum français ou à savoir comment utiliser un ordinateur.

Malgré ses nombreux succès, il a toujours su rester une personne simple du début à la fin, préférant toujours agir dans l'ombre pour ne pas mettre les projecteurs sur sa propre personne. Oui, Tonton était vraiment vraiment quelqu'un de bien, exceptionnel même. Il constitue pour moi un vrai modèle : un talent intellectuel indéniable, une discrétion attendrissante, une générosité à toute épreuve et un humour décapant, voilà ce qui faisait son identité. Très riche en émotions, cette journée a été à la fois bénéfique pour ses collègues et élèves mais je pense que ça a fait du bien à l'ensemble de la famille de voir les traces qu'il a laissé et qu'il laisse encore dans ce lieu (la fac) qui lui a été si cher. Les discours émouvants ont alternés avec des anecdotes plus légères et souvent très marrantes. Même les étudiants ont témoigné.

C'est con mais parfois je me surprends à regarder le ciel pour voir s'il ne m'enverrait pas un signe de là-haut. Comme cette fois, il y a déjà quelques mois où, très fiévreuse, j'avais commencé à avoir des hallucinations. D'un coup, j'ai senti sa présence réconfortante autour de moi, me disant que ça allait s'arranger et je me suis même imaginée le voir éteindre ma lumière alors que j'avais trop mal à la tête pour me lever. (d'ailleurs, je ne comprends toujours pas comment elle a fait pour s'éteindre toute seule).

Bref. Tonton, tu me manque. C'est dur d'affronter la vie sans toi.

" Ce que les morts laissent aux vivants [...], c'est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir vivre, d'accomplir la part de vie dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte…"
"Son" Amphi.