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mercredi 9 avril 2014

Mes chroniques préférées de GirlsandGeeks.com - Part 3.

Extrait n°5 :

En plus, le premier matin j’étais tranquille en train de dormir (je venais quand même de donner la vie merde) quand une meuf est rentrée dans ma chambre en me disant « voilà votre bébé ». Et là, panique. Pendant quelques secondes, j’ai cru qu’elle se trompait. Parce que j’avais pas seulement oublié que j’avais accouché, mais j’avais carrément zappé que j’avais été enceinte. (On va mettre ça sur le compte du shoot de péridurale qui avait pas fini de se dissiper.)
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Quand la scène du foie de veau débute, il est 23h et je suis tranquillement en train de défaire ma valise de l’hosto. Brusquement, je sens un truc super bizarre au niveau de la chatte. Une sensation que j’arrive pas à identifier. Mais vu que cette semaine-là ma chatte m’avait procuré nombre de sensations inédites, je vais d’un pas plutôt paisible aux toilettes.

Je baisse ma culotte, je m’assois et là… gisant au fond de ma culotte, je vois un foie de veau.
Tu visualises l’aspect et la taille d’un foie de veau ? Tiens, ça va t’aider :


(Bien sûr, y’avait pas le bout de persil).

- Première pensée : putain… mon utérus vient de tomber.
- Deuxième pensée : putain… en fait, on n’avait pas dû m’enlever le placenta.
- Troisième pensée : putain… je suis en train de faire une septicémie (je sais pas ce que c’est mais quand je panique, j’ai des noms de trucs qui ont l’air grave qui me viennent à l’esprit).

Conclusion générale : je vais mourir.

Après cette rapide analyse de la situation, j’ai donc fait la seule chose qui s’imposait, j’ai hurlé.
Là, le chef, qui avait Têtard dans les bras, a débarqué dans les chiottes.
Il a vu le foie de veau et m’a dit « non mais ça doit pas être grave. Calme-toi. Mais je vais quand même appeler les urgences de l’hosto pour savoir au cas où tu serais en train de mourir. »

Un peu paniqué, il pose le têtard sur le canapé.

Moi je suis toujours assise sur les toilettes, la porte grande ouverte et je vois Brice Nane Teinturier se faufiler dans le salon. (Brice Nane Teinturier, c’est mon chat. Je vous expliquerai une autre fois.) Or vous ne le savez peut-être pas mais quand vous êtes enceinte et que vous avez un chat, on vous raconte nombre d’histoires de chats qui ont étouffé des nourrissons. Anticipant le drame domestique, je décide donc d’agir et de sauver mon enfant.

Changement de focalisation. Mettez-vous à la place du chef qui est à ce moment-là dans le couloir, au téléphone avec l’hosto en train de dire « je vous assure que c’est une masse rouge qui fait la taille de mon poing » quand il assiste à un spectacle peu commun. Il voit sa pigiste passer devant lui en essayant maladroitement de courir, les fesses à l’air, la culotte aux chevilles, le foie de veau toujours gisant au fond, pour récupérer le têtard qui était sur le canapé.

Devant l’affolement général, le têtard s’est évidemment mis à hurler à son tour.

Résultat : j’ai commencé à pleurer. Et comme je sanglotais très fort, mon foie de veau toujours au niveau des pieds s’est mis à trembloter au rythme de mes sanglots.

Sans doute l’un des moments les plus sexys de ma vie hein.

Finalement, c’était pas un truc grave. D’après l’hosto, « ça arrive » mais « si ça reproduit, venez quand même aux urgences ». Bref. Encore un de ces trucs dont on ne vous parle pas avant.

Mes chroniques préférées de GirlsandGeeks.com - Part 2.

Extrait n°4 (mon article préféré) : 

Donc, j’ai décidé de me REmettre au sport. (Je vous jure, on va finir par y arriver mes amis…)

On a tous un passif avec le sport. Le mien se résume par : j’aime pas ça. Pour une raison simple : je suis nulle en sport. Je tiens à être honnête, si j’avais été forte en gym, je n’aurais pas nourri la même détestation. Et tout ça, c’est la faute de l’Education Nationale. (Si un jour j’ai une maladie qui aurait pu être évitée avec une pratique régulière du sport, je compte bien intenter un procès à l’Etat.)

Pour revenir au sport, j’ai en détestation absolue les sports collectifs. Parce qu’à l’école j’étais le boulet dont personne ne voulait dans l’équipe.

J’ai horreur de tous les sports avec ce qu’on nomme dans les fiches pédagogiques de l’Education nationale un « référent bondissant » – ce que la plèbe appelle vulgairement un ballon.

Et puis, il y a eu le drame de la gym, un drame dans lequel une certaine Claire de C. a joué un rôle primordial. Du CP à la 3ème, Claire de C. a été dans ma classe. Cette fille cumulait les raisons pour qu’on la déteste : elle était pétée de thune, pimbêche, jolie, populaire, pimbêche, très bonne élève, pimbêche, ses cahiers étaient toujours impeccables alors que les miens malgré tous mes efforts ressemblaient à l’expression artistique d’une enfant autiste. Bref, Claire de C. était une mini-pute que j’aurais voulu voir brûler en enfer pour lui voler sa vie.

Le jour du drame, nous sommes dans les années 80’, dans un gymnase qui pue, avec tapis de sol à mycoses et cheval d’arçon. On est tous sagement debout devant les tapis de sol. Jusque là, les cours de sport ne ressemblaient à rien sinon à un vaste foutoir dans lequel on s’ébrouait en toute innocence comme de jeunes daims. Mais à compter de ce jour, une chose horrible s’est produite : l’égalité a disparu. Ce jour-là, on a découvert qu’il existait un classement, une hiérarchie, voire carrément un fossé entre les forts et les gros nullards.

Ce jour-là, le prof nous a demandé de faire la roue.

On allait passer un par un, devant le reste de la classe. (Là, y’a clairement matière à gagner mon procès contre l’Education Nationale pour préjudice moral grave.) Il demande d’abord à Claire de C. de commencer parce que cette petite pute, non contente de nous écraser à tous les niveaux, était en prime championne de GRS.


Claire s’est approchée du tapis de sol, droite comme un i, a posé ses mains par terre et s’est lancée avec grâce dans ce qu’il faut bien qualifier de plus belle roue jamais exécutée par un être humain. Y’a eu un moment de stupeur dans l’assemblée. Ensuite, le prof lui a demandé de la refaire mais au ralenti (pfff… trop facile quoi) pour que nous observions bien la perfection de ses mouvements. Elle a refait sa roue, absolument impeccable, les jambes tendues vers les astres, le buste droit, dans un alignement parfait de tout le corps. Cette roue-là, c’était presque la preuve de l’existence de dieu.

Moi, j’étais un petit oisillon maladroit et innocent. Je n’avais même pas encore découvert que j’avais un sérieux problème de coordination de mes mouvements. Et surtout, je pensais naïvement que si un prof me demandait de faire quelque chose, le prof étant un adulte qui avait toute la sagesse du monde, c’est qu’il savait que j’y arriverais. Parce que soyons clairs : quel intérêt de demander à un gosse de faire un truc qu’il ne sait pas faire ? A part si on veut l’humilier profond.

Donc quand ça a été mon tour, j’étais plutôt confiante.

Sauf que déjà, je partais avec un handicap, à savoir que je portais un jogging rouge de la coupe dite « on sait pas si j’ai fait caca dedans ou si je porte encore des couches ». (Claire, elle, portait d’élégants caleçons moulants. Dans les années 80’, le caleçon était considéré comme un objet élégant, oui, surtout s’il était avec des motifs bariolés.) Je préfère passer pudiquement sur cette scène où mes bras se sont révélés incapables de se tendre, où mes jambes sont restées repliées et où, à un quart de roue, elles sont retombées comme deux enclumes sur le tapis de sol – de toute façon j’avais pas réussi à les lever au-delà de 60 centimètres, donc autant dire que les faire passer au-dessus de ma tête c’était pas envisageable. Tout cela pour exécuter ce qu’il faut bien qualifier de plus réussie imitation de crapaud constipé. Cette roue-là, c’était la preuve de l’existence du dieu du caca (poo’s god) et petite chanceuse que j’étais, il m’avait choisie pour être sa représentante sur terre.

La classe a éclaté de rire et je suis restée stupéfaite. Pourquoi j’y arrivais pas alors que ça avait l’air tellement facile pour les autres ?

Ayant une force de caractère proche de zéro, j’en ai conclu une chose : j’étais nulle en sport. C’était inné. Il ne servait à rien de lutter.

Comme j’avais vraiment pas le cul bordé de nouilles, du CP à la 3ème, je me suis tapée tous les cours de gym avec Claire de C. Et je suis devenue le cauchemar des profs de sport.
Le reste de ma scolarité, quand je pensais à la vie des adultes, je me disais systématiquement que c’était une vie sans cours de sport. Donc une belle vie.

Partant de là, c’était pas gagné pour que je refoute spontanément les pieds dans un endroit dédié à la pratique d’un sport.


Mes chroniques préférées de GirlsandGeeks.com - Part 1.

Extrait 1 :

Ceci est la tête de l’homme avec lequel je veux vivre éternellement. (Même s’il a un peu les épaules tombantes.)
Mais au fait qui est Danny Pudi ? Danny Pudi (tu cherchais Danny Pudi sur Google ? T’es bien content alors d’avoir atterri ici.) Danny Pudi est le meilleur acteur du monde (Michael Cera, t’es mort).

Soyons honnête, pour l’instant, Danny Pudi est essentiellement connu pour son rôle d’Abed dans Community. Et disons-le tout net, en ce temps de déprime généralisée et de maladie grave, il faut regarder Community.

Les premiers épisodes sont bien mais pas oufs, ça prend un peu de temps pour qu’ils trouvent leur truc mais ensuite… ensuite, c’est incroyable. Ensuite Abed prend son envol. 

Barney Stinson, t’es mort.

Abed, c’est nous. (A part que sa cousine porte la burqa.) Abed représente le téléspectateur, à savoir celui qui préfère les séries télés à la vie. Du coup, il décide de transformer la vie IRL en un perpétuel sitcom et observe les autres personnages en spectateur. Il commente leurs actions comme le ferait un étudiant en scénario. Il plonge donc la série dans la méta-série ce qui a un avantage incroyable : nous donner l’impression d’être intelligents.

Extrait n°2 :


Regard de la poufiasse qui pense : « Ma mère m’a appris les bonnes manières alors je t’écoute mais sache que c’est immense bonté de ma part petitcrapaudpuant ». (Moi, une meuf elle me regarde comme ça pendant que je lui parle, je la crucifie direct avec des clous rouillés.) (Mais lui, il pouvait pas faire ça parce qu’il est rabbin.) (Les juifs ont beaucoup à se faire pardonner, ils ont quand même tué Jésus.)

Etape deux : encore pire. Parce que si certes la pouf t’écoute avec les yeux fatigués de mépris, sa bouche esquisse en même temps un petit sourire narquois parce qu’évidemment elle savait que tu allais dire ça, elle le savait avant même que tu le conçoives dans ton esprit si prévisible, et elle est teeeellllleeement fatiguée à l’idée d’envisager de t’expliquer que tu racontes de la merde.

Pour finir, voici une bien belle illustration de comment ne pas s’intégrer dans un contexte donné sans dire un mot. Besoin de quelqu’un pour pourrir une ambiance ? Je fais aussi les mariages.

Extrait n°3 :


Et le lendemain, on se réveille et on réfléchit. Là, deux possibilités :
1°) C’était juste un coup d’un soir (et faudrait vraiment que je pense à arrêter de boire)
2°) Remettons ça à l’occasion

La plupart des relations assez récentes qui se transforment en histoire d’amour se sont en définitive contentées de prolonger le schéma du 2°) : 

On nique -> on remet ça plusieurs fois -> ah, tiens, on est ensemble.

De même le jeu de séduction. On se tournait autour, on se draguait, on niquait. Bah maintenant, il est fréquent de se draguer après avoir niqué. On joue à se séduire ensuite parce qu’on se plait, que c’était une nuit assez prometteuse etc. La chronologie sexuelle a totalement changé ce qui modifie quand même pas mal le jeu amoureux.

Perdre quelqu'un qu'on a aimé est terrible, mais le pire serait de ne pas l'avoir rencontré.

        « Ne cours pas après les gens. Sois toi-même, fais ce que tu sais faire de mieux et travaille fort. Les personnes qui sont destinées à être dans ta vie, le seront et y resteront » - Will Smith - 

Ça y est, Tonio et Amandine se mettent en appart' rejoignant ainsi la lignée des couples du groupe à s'installer ensemble : Brice et Camille, Elo. et son P-A, Y. et sa copine... J'avoue que ça me renvoie à ma propre envie de construire quelque chose avec quelqu'un histoire d'avancer et de m'accomplir aussi bien professionnellement que personnellement parlant. Même si mon cœur n'est actuellement pas "libre" (je te remercie encore Mr.X), j'espère vraiment être mariée et avoir un enfant d'ici mes 30 ans. C'est un peu mon repère, n'allez pas me demander pourquoi.
En attendant, le fait de voir mes potes se "fixer" me renvoie à mes angoisses de solitude et à la peur de ne jamais trouver l'homme de ma vie

Cerise sur le gâteau, je suis tombée sur une étude indiquant que les femmes "couche-tard" ont plus de chance de finir célibataires, allons bon ! Apparemment ce serait lié au gout accru pour le risque incluant ainsi une instabilité émotionnelle et donc un refus inconscient de s'engager. Merci à mon ami Google de me mettre de la m**** dans la tête. En tout cas, moi qui avait réussi à plus ou moins me changer les idées ces derniers temps, mon esprit s'égare à penser de nouveau à Mr.X. (c'est mal je sais)

Je croyais m'en être sortie, mais on ne se sort jamais vraiment de ce genre d'histoires pas vrai ? C'est une putain de gangrène. Non, mieux, une mycose de l'ongle. On ne voit plus rien, on croit que ça a disparu et en fait, c'est tapi sous plusieurs couches épaisses et ça n'attend qu'une chose : ressortir pour gifler très fort au moment où on s'y attend le moins. Je me prends à penser à lui et à vouloir de tout mon corps qu'il me serre dans ses bras, qu'il me dise que ça va aller en me caressant les cheveux, alors qu'en fait, il profiterait certainement de la situation pour m'avoir encore plus sous son emprise et pour m'appeler comme "plan de secours" lorsqu'il n'a personne d'autre avec qui passer sa soirée. 


Saloperie, tu me manques, oui tu me manques. Enfin pas toi, l'autre toi que j'ai cru voir pendant quasiment un an en toi. Ce mec que je voulais que tu sois, cette version de toi qui n'existe pas et qui n'existera jamais, mais dont je suis tombée amoureuse comme une gamine de 13 ans. Je voudrais tellement que tu sois ce que tu n'es pas. Je ne suis pas complètement idiote, je sais que ça n'arrivera pas, mais pour l'instant, ce bête espoir qui m'a fait tenir pendant autant de temps avec toi est toujours là, trop intense pour être vivable.

Ce qui est d'autant plus déprimant, c'est que Florian revient et essaye de me conquérir à tout prix. Je crains qu'il se soit attaché à moi et ça me tue de le repousser alors que je sais pertinemment que je ne partage pas ses sentiments. A ma décharge, il a vraiment une manière énervante de revenir vers moi : en feignant le mec toujours dans le besoin à la recherche d'une compagnie pour telle ou telle raison. Le prétexte du jour était donc de venir chez moi, car soi-disant que j'ai plus d'espace que lui (ce qui n'est absolument pas vrai) pour lui permettre ainsi de bosser un solo de danse qu'il doit présenter demain.

Même si je sais que ce n'est qu'une excuse, son jeu de "tu-es-à-ma-disposition" m'énerve au plus haut point. Et puis merde. Le meilleur conseil qu’on m’ait donné dans ma vie, c’est que je n’ai pas besoin de me justifier quand je refuse quelque chose. « Non » est une phrase complète après tout. Enfin, j'ai passé absolument toute mon après-midi de repos à lire en long, en large et en travers le fameux blog de Titiou Lecoq dont a été tiré le roman "Sans la TV on ressent davantage le froid". Il ne m'en a pas fallu plus pour devenir totalement fan de cette girl-next-door, bourrée de talent, de maladresse et surtout d'une bonne dose d'auto-dérision. Je me suis reconnue dans bon nombre d'anecdotes (qui feront l'objet du prochain article) sur lesquelles je me suis tapée des barres de rire à en pleurer. (véridique !). 

Moi qui avait un petit moral, j'ai l'impression d'avoir passer l'aprem avec une bonne copine. D'autant que ça fait toujours du bien de savoir qu'on est tout simplement une fille "normale" contrairement à la pseudo-perfection à laquelle le reste de la société feint d'atteindre. 


PS : Je suis en repos... jusqu'à samedi. Enjoy ! 

Bonjour Madame / Monsieur, Puis-je vous être utile ?

Journée éprouvante mais très intéressante... 

La formation a été particulièrement intensive, remplie de stress, de bourrage de crane et d'exercices théoriques et pratiques. Celle-ci se déroulait avec l'ensemble de l'équipe du magasin (ma responsable, mes deux collègues vendeuses et moi-même) et était pilotée par Isabelle, la directrice du magasin du centre-ville. Le réveil fut très difficile, la panne d'oreiller n'était pas loin... 8h30 nous voila toutes réunies à boire un café dans la galerie vide, à commencer à évoquer de bon matin le nouveau concept de l'enseigne.
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Nous avons eu le droit à de nombreuses explications détaillées par rapport aux nouveaux rituels de vente que nous devons toutes assimilées le plus rapidement possible. Par rapport à ça, nous avons passée la majeure partie de la matinée à constituer des binômes conseiller/client et à effectuer des simulations de vente devant la formatrice. Tout cela dans le but de vérifier que nous respectons bien toutes les étapes de vente imposées (évocation de l'histoire de l'entreprise, vocabulaire technique, gestuelle adaptée...) mais également pour analyser nos points forts et nos "axes d'améliorations".

Moi qui ait toujours été très à l'aise à l'oral, j'ai paniqué au moment de mon sketch de vente et j'ai perdu un peu mes moyens. Même si j'ai réussi à faire une vente à peu près correcte, mon stress me faisait devenir encore plus maladroite que d'habitude que ce soit dans mes gestes (et voilà que je te fais tomber les boites de chaussures) ou dans mes mots (grosse hésitation). Je réfléchissais tellement au discours que je devais employer que j'en ai perdu toute ma spontanéité et que je n'arrivai même pas à soutenir du regard ma "fausse" cliente. 

Bien sur, ce manque de contact visuel m'a valu une réflexion de la part de la formatrice : heureusement ma responsable m'a soutenu en affirmant que ce n'était pas du tout habituel de ma part de réagir comme ça.
S'en est suivi un tête à tête avec Isabelle qui m'a rassuré sur le fait qu'elle n'était pas là pour me "casser", qu'il fallait que j'agisse naturellement et qu'il était tout à fait normal que j'ai encore des choses à apprendre étant donné que j'étais la petite nouvelle.

Elle m'a redonné un peu confiance en moi en me disant que j'étais élégante, que j'avais plein de points positifs (ouf...) et que je m'étais bien intégrée à l'équipe. Il est vrai que chacune de nous a une personnalité bien définie ce qui nous rend toutes complémentaires les unes des autres.


Déborah est la fille posée par excellence qui maîtrise les caractéristiques techniques de chaque produit sur le bout des doigts. Fiona est la bonne commerçante, empathique avec les clients et toujours de bons conseils. Enfin il y a moi, la petite rigolote qui joue sur le sourire et l'humour pour faire passer avant tout un moment agréable au client.

La pause midi était très sympa puisque pour la première (et sans doute la dernière) fois de l'année que nous avons eu l'occasion de toutes manger ensemble, pendant que la responsable et la formatrice "gardaient" le magasin. En effet, d'habitude nous avons toutes nos pauses en décalées de façon à être toujours là pour la clientèle. Du coup, j'ai vraiment apprécié de discuter un peu avec elles en dehors du contexte du boulot, même si nous avons passer la plupart du temps à parler du déroulement de la formation.

Même si la journée n'a pas été simple, je pense qu'elle a tout de même été bénéfique dans le sens où l'équipe en ressort encore plus soudée et compétente. De plus, j'ai vraiment réalisé que la chaussure devenait une vraie passion. Le chaussant, la cambrure, le cuir, la hauteur du talon, la teinte, l'entretien... le conseil est présent sur tous les fronts et j'adore ça. A la fin de l'après-midi, nous avons toutes eu le droit à un bilan personnalisé.. Contrairement à ce que je m'étais imaginée (par rapport au fait que je ne me sentais pas à l'aise durant mes ventes "observées"), ce fut très positif et j'ai eu le droit à de nombreux compliments. Apparemment j'ai beaucoup de potentiel, et j'ai une très bonne technique de vente.

Au niveau des progrès à faire, il faut que je travaille ma manière de présenter l'univers de la marque pour faire rêver le client (et créer un sentiment d'attachement). Il faut également que j'approfondisse ma connaissance de la collection et des tendances propres aux chaussures en utilisant des termes plus précis et réfléchis. (entrainement CAB : caractéristiques, avantages, bénéfices !).


PS : Mention spéciale au sketch de Fiona où ma responsable et moi-même devions interpréter un duo de clientes mère/fille d'accord sur rien quant aux choix des produits. Juste épique

lundi 7 avril 2014

I never dreamed that I'd meet somebody like you..

Ce début de semaine s'annonce plus que chargé ! 

Après avoir assuré la fermeture de ce soir, je rattaque demain à partir de 8h30 pour une formation intensive jusqu'à 17h où chacune de mes ventes seront analysées au détail près par la responsable de l'ensemble des magasins de la ville. Autant dire que je souhaite de tout mon cœur qu'il n'y ait aucun client en magasin demain..haha. Suite à ça, je reviens au magasin de 19 à 21h pour assurer ensuite l'ouverture de mercredi matin. Adieu ma vie sociale, place au rythme métro, boulot, dodo.

En tout cas, le repos du week-end et le fait de commencer à 13h aujourd'hui m'a vraiment permis de recharger mes batteries ce qui m'a fait beaucoup de bien. Je n'ai strictement rien fait de mon dimanche à part rattraper en replay les programmes que j'avais loupé pendant la semaine, lire mes magazines et surfer sur mes sites internet favoris.

Durant la soirée, j'ai regardé "Never let me go", un film traitant du clonage et de l'amour véritable avec Keira Knightley et ma petite chouchou : Carey Mulligan. Dans le meme temps, j'ai fait que de parler à Mickael sur tout et n'importe quoi. J'aime vraiment beaucoup ce garçon : il est drôle, très pertinent et présente une maturité rassurante qui me change de ce que j'ai pu connaitre jusque-là. Bref, il est mignon. Vraiment. Du genre qui donne envie d'en savoir plus.

Du coup, je pense me donner la semaine pour continuer à faire connaissance et je lui proposerai surement d'aller boire un verre lundi prochain (surtout que nous serons tous les deux en repos).

« Il paraît que les filles sont toujours méchantes avec les garçons qu'elles aiment. 
Alors peut-être que j'aurais dû le taquiner moi aussi...»


dimanche 6 avril 2014

Everything is going to be alright.

Et voila, le blues du dimanche encore et toujours.

Mr.X revient dans ma tête et, de nouveau, j'imagine ce qu'on aurait pu être. Le rencontrer a été une vraie malédiction : perte de confiance en moi, plaintes incessantes auprès de mes amis, embrouilles avec eux pour ces mêmes raisons... Quels que soient les problèmes que je rencontre dans ma vie, j'applique toujours une technique de résolution en 3 étapes :

1.       Attendre que le problème se règle tout seul.
2.       Attendre que quelqu’un règle le problème à ma place.
3.     Vivre avec le problème.

Heureusement pour moi, j'ai appris, en maintenant 9 mois, que les échelons 1 et 2 ne sont décidément pas faisables. Il me reste donc à me résigner à passer à la phase "acceptation". A croire qu'ils ont tous un radar, Florian est revenu à la charge pour me raconter un peu son week-end (qui s'est mal passé vu qu'il n'est pas en forme) et pour venir encore s'excuser du comportement qu'il a eu jeudi soir. Même si j'accepte volontiers ses excuses, je dois avouer qu'il y a un truc qui s'est cassé en moi par rapport à lui : il ne m'intéresse vraiment plus.

Par ailleurs, je fais la connaissance depuis plusieurs jours de Mickaël. Comme Baptiste, je l'ai aussi rencontré sur Tinder et il m'a directement interpellé par sa discussion facile et son humour subtil. Mickaël est un conseiller bancaire, posé dans sa vie (propriétaire, en CDI...) avec qui j'ai de nombreux points communs : la passion du voyage, l'envie de profiter de la vie et une bonne dose d'auto-dérision. Bref, nous parlons quasiment tout le temps et, même si je ne l'ai pas (encore ?) rencontrer, sa présence virtuelle me donne le sourire. 


J'aimerai vraiment trouver quelqu'un avec qui je me sente bien. Pas forcément me mettre en couple tout de suite mais juste retrouver le sentiment d'excitation et d'espoir quand on se dit qu'avec cette personne tout est possible. D'ailleurs, les couples heureux à long terme sont souvent formés de deux passionnés devenus deux amants, deux parents, deux associés et finalement deux amis qui continuent d'avoir des projets de vie et de faire l'amour. Désormais, je ne veux plus devoir choisir entre l'intensité passionnelle et la stabilité sécurisante. 

Pour la première fois de ma vie, je comprends qu'il n'y a aucun mal à se faire du bien et à exprimer ses sentiments. A y aller, à sentir son cœur battre, à se faire violence, à vivre. Niveau conquêtes, c'est sur, je bats toutes mes ancêtres. Et de ces conquêtes je n'en regrette (quasiment) aucune. A l'heure qu'il est j'attends le bon, comme beaucoup de filles. Mais tant qu'il n'est pas là, je veux multiplier les aventures comme on multiplie les voyages. C'est ça aussi la sensualité : lâcher prise et s'ouvrir à ce qui arrive sans trop réfléchir. 
  • Mon pire souvenir de mec : lorsque je l'ai quitté, un ex m'a fait du chantage pour que je revienne sinon il retomberait dans les drogues. Et il l'a fait. 
  • Mon meilleur souvenir de mec : ma première nuit avec Mr.X. 
  • Mon souvenir le plus touchant : la première fois que j'ai embrassé Xavier, le premier amour de ma vie.
Ce qui est sur, c'est qu'entre passion d'un soir et vraies histoires d'amour, j'ai aimé sans compter.
J'apprends maintenant à être patiente et à ne pas forcer le destin. A ne pas essayer de créer des moments ou des sentiments qui ne veulent pas exister. 
Comme Pocahontas, j'apprends à écouter l'air du vent, à dissocier le toxique de l'essentiel et je n'en suis pas peu fière. 


PS : Christine Berrou, tu es mon idole.