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mercredi 15 mars 2017

J'ai passé... le cap des 1 an et demi !

Je passe enfin ce fameux cap avec mon cher et tendre. A ce stade-là d'une relation, en principe, mon enthousiasme initial est retombé depuis longtemps; les défauts de l'autre me font grincer des dents; le sexe est plus ou moins devenu un pensum; le maintien d'une vie sociale commune est au mieux ennuyeux et au pire un sujet de bagarre constante... Mais pas cette fois.

Contrairement à tout ce que j'avais pu penser lors de mes précédentes relations, être avec quelqu'un depuis plus d'un an, c'est vachement mieux qu'être avec lui depuis dix jours ou même dix semaines. Bien se connaître et avoir tant de souvenirs communs, de mon point de vue, ça dépasse largement la fameuse effervescence des débuts. Ce qu'on perd en "intensité superficielle", on le gagne dix fois en profondeur et en solidité. Même si je ne me sens pas immunisée contre le risque d'une rupture, notre couple m'apporte bien davantage de satisfaction aujourd'hui qu'aux premiers jours. Désormais, je sais reconnaître une relation qui en vaut la peine, à savoir une relation où l'énergie investie dedans créée un cercle vertueux qui rend plus heureuse les deux personnes concernées. J'aime qu'on se trouve toujours aussi drôles mutuellement, alors qu'à la base on n'a pas le même style ni les mêmes références culturelles. Petit à petit, on déteint l'un sur l'autre et on se crée un humour du troisième type qui n'appartient qu'à nous. J'aime le répertoire de "private jokes" plus ou moins foireuses qu'on s'est constitué au fil du temps, et qui continuent à nous faire hurler de rire à des heures indus (et encore je ne parle même pas des épisodes du Tyranosauruss bisou, et des poèmes de Cassamour/Thomamour...).
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J'aime que lorsqu'un silence s'installe, il soit confortable et qu'aucun de nous deux n'éprouve obligatoirement le besoin de le combler. J'aime quand on parle de nos week-ends et voyages passés et qu'on prépare les prochains. J'aime faire confiance à son jugement qui se révèle toujours être très sûr. Il cerne les gens super vite et ne se trompe jamais. On n'est pas d'accord sur tout mais, même quand je ne suis pas de son avis, une discussion avec lui me pousse toujours à regarder les choses sous un angle nouveau. Que je propose une escapade dans un parc, un dîner dans un nouveau resto, un voyage dans un autre pays ou la visite d'une expo par un artiste dont il n'a jamais entendu parler: il est toujours partant. Tout l'intéresse et il trouve quelque chose à tirer de toutes les situations. Il n'est avare ni de câlins ni de compliments et je n'ai jamais l'impression d'être transparente à ses yeux. Quand il m'arrive quelque chose, bon ou mauvais, il est le premier à qui j'ai envie de le raconter. Quand nous sommes séparés, j'ai hâte de le retrouver. Et puis, il y a ces petits riens qui forment le tout. Le fait de pouvoir s'appuyer sur un socle solide de valeurs communes. D'avoir un énorme plaisir à passer du temps ensemble même quand il nous arrive des mésaventures. D'avoir des papillons dans le ventre quand je le regarde danser en soirée. D'être encore capables de discuter de choses sérieuses ou absurdes alors qu'on devrait dormir depuis longtemps... Je l'aime, je l'aime, je l'aime. 

Il est tout simplement ma personne préférée au monde et ce, depuis un an et demi aujourd'hui.

Notre joli mur de Polaroids. ♥


lundi 13 mars 2017

Ce week-end là.

Je me suis très vite bien entendue avec les amis de Chéri : Louve l'extravertie passionnée du Japon (l'ex de Chéri), Salomé la lesbienne cynique et pleine d'autodérision, Valentine la future médecin écolo à souhait, Xavier mon petit chouchou qui me fait mourir de rire à tous les coups, Ludo le mec adorable, humble et particulièrement intelligent/intéressant, Manon l'institutrice fêtarde et posée à la fois (la copine de Ludo), Armand le maladroit d'une spontanéité désarmante qui fait toujours rire les gens autour de lui, Mathilde que je ne connais pas beaucoup mais avec qui je me suis tout de suite bien entendue que ce soit par les délires ou par les conversations plus poussées, Virgile qui vient du même patelin que moi avec qui j'ai du coup, pas mal de références communes (le copain de Mathilde) et enfin il y a... Léo (le copain de Valentine).

Dès la première fois que j'ai rencontré Léo, il ne nous a fallu que quelques minutes pour nous embarquer mutuellement dans un fou-rire interminable que personne de la tablée ne comprenait à part nous. En fait, c'est toujours comme ça lorsque l'on se voit. On revient toujours l'un vers l'autre, sans forcément le vouloir car c'est toujours aussi naturel. Il y a ce feeling indéniable, cette connexion particulière qui fait que l'on part dans des délires rien qu'à nous et qu'on en vient toujours à s'enfermer dans "notre bulle". Et puis... il y a eu ce week-end làCe samedi, Ludo avait loué un domaine dans la campagne nantaise où nous étions réunis tous ensemble pour fêter ça dignement avec escapades forestières, déguisements, alcools, meurtres de crapauds et petits fours au programme. C'était TROP BIEN. Déjà parce que les amis de Chéri m'ont réellement très bien intégré dans leur groupe ce qui m'a valu des moments complètement WTF (avec Armand, Mathilde, Xavier et des crapauds sur le bord d'une route), une belle déclaration d'amitié de la part de Xavier qui est complètement,totalement et fièrement réciproque et une nuit un peu dans l'esprit "colonie de vacances" où nous avons tenus à dormir tous ensemble dans la même chambre.
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Et puis, encore une fois... il y avait Léo. C'est bien simple, j'ai passé les 3/4 de la soirée avec lui car, encore une fois, nous nous sommes retrouvés dans notre bulle de rires qui, petit à petit, nous amenait sur le terrain un peu plus sérieux des confessions plus sérieuses. Je ne sais pas si c'est le fait de carrément passer un week-end ensemble, le fait que la nuit soit douce comme un été, la magnificence du domaine ou le fait que nous avions pas mal d'alcool dans le nez mais j'ai ressenti cette connexion encore plus forte que d'habitude. Je ne sais plus comment nous en sommes arrivés là, mais nous avons passés une partie de la nuit main dans la main (en tout bien tout honneur) à se promener autour du fameux domaine, à parler de ses choix d'avenir professionnelles et géographiques. Nous avons également admis que cette "connexion" qu'on ressentait tous les deux était bel et bien partagée alors que nous nous connaissons à peine et que nous ne nous sommes vu qu'une poignée de fois. Alors je vous arrête tout de suite, il ne s'est RIEN passé.

Déjà parce que je suis FOLLE de mon homme (qui était indéniablement le plus beau de la soirée déguisée en Luke Skywalker) et surtout parce que l'un comme l'autre nous sommes très heureux dans notre situation amoureuse actuelle. Et même si à un moment de la soirée, je pense que nous avons eu cette envie de nous embrasser, il était évident que pour l'un comme pour l'autre il n'était pas question de franchir le pas et finalement, c'est ce qui a rendu "notre" moment plus magique encore. En revenant de notre escapade, nous nous sommes souris d'un air entendu et il m'a remercié de "n'avoir rien fait". Bizarrement, cet instant poétique m'a fait encore plus réalisé que je n'échangerai Chéri pour rien au monde. Mais parfois, il faut bien admettre qu'il y a des liens qui ne s'expliquent pas. A nous après de garder les pieds sur terre et ne pas oublier que l'amour, le vrai, ne réside pas dans un moment magique passé dans une forêt mais par une successions de fous rires, de regard et de petites attentions quotidiennes qui rendent le tout plus magique encore. En attendant, je ne regrette pas du tout ce moment et évidemment, je garde ce petit secret comme un bel interlude hors du temps marquant le début des belles nuits d'été. 

vendredi 10 mars 2017

Je ne sais pas si je voudrais des enfants un jour.

Ça fait un moment que je pense à écrire cet article, mais je ne savais pas par où commencer. Déjà, je n’arrivais pas à trouver un titre… Un jour, je voulais le nommer « Moi, des enfants ? Jamais ! », le lendemain « Des enfants ? Pourquoi pas plus tard… » ou encore « Pour le moment, je privilégie mon couple à mon désir d’enfant »… Tout ça pour au final m’apercevoir que j’avais la réponse sous le nez : il faut me rendre à l’évidence, je ne sais pas si je voudrais des enfants un jour. Un jour c’est oui, le lendemain c’est non, certainement pas...
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Je me suis toujours dit que quand je serai "grande", posée et amoureuse, ce serait une de mes priorités numéro 1, et ça l'était dans mon plan de vue de petite fille de 10 ans 1/2 en tout cas. Mais, voilà, on y est, quelques années plus tard. J'ai une bonne situation professionnelle (pas méga bien payée mais j'ai la chance d'être à temps complet, en CDI, dans un milieu que j'aime et qui est plus que bouché aujourd'hui), un amoureux que j'aime et qui m'aime en retour, des vraies projets de vie à deux... et toujours pas le moindre désir d'enfant en vue. Même à moyen-terme, ça me semble complètement surréaliste.  J’aime ma vie telle qu’elle est, car j’ai la chance, je le reconnais, d’avoir la vie que j'espérais : je voyage de temps à autre, je vois mes amis régulièrement, j'ai de très bons rapports avec ma famille, je passe mon temps à visiter et planifier la découverte de nouvelles choses... Cerise sur le gâteau : Chéri ne veut pas forcément avoir des enfants un jour. Lui aussi aime la petite vie qu'on s'est construits tous les deux et,égoïstement peut-être, nous n'avons pas forcément envie de faire des concessions qui nuirait à notre propre bonheur.

Aujourd’hui, il y a donc ce gros point d’interrogation qui plane au-dessus de ma tête : est ce que je serais plus, ou moins heureuse avec un enfant ? Inutile de te dire que je n’ai pas la réponse, et personne ne l’aura à ma place, même pas Chéri. J’ai déjà essayé de faire des listes des avantages et des inconvénients, histoire d’y voir plus clair. Sauf que pour le moment, la liste des inconvénients dépasse largement celle des avantages… Il faut dire qu’à l’heure actuelle, j’ai un travail très prenant, avec des horaires variables : je travaille absolument tous les samedis, je rentre au plus tôt à 19h30, et pendant les périodes promotionnelles il peut m'arriver de ne pas pouvoir prendre de jour de repos. Ce qui, incontestablement, me laisse penser que si un jour j’ai un déclic, je n’aurais probablement pas d’autres choix que d'aménager mon temps de travail (passer à temps partiel), voire carrément de domaine d'activité. Et puis - principalement pour cette raison - je ne vois pas comment nous aurions le temps de profiter de notre couple si nous devons nous occuper en plus d’un enfant. Et encore, je ne parle même pas des couches, des réveils à 3 heures du mat', des problèmes existentiels sur l'éducation, et des problèmes financiers tout courts.
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Alors oui, je n’ai parlé que des inconvénients « logistiques », auxquels beaucoup de parents ont à faire face à un moment donné, et qui trouvent une solution finalement, car leur désir d’enfant dépasse ces problématiques… Alors, pour le moment, je laisse traîner... Je me dis que j’ai encore le temps pour y voir plus clair. Intérieurement, je me suis fixée une limite à 30 ans pour prendre une décision, une vraie. Ce qui nous laisse 5 ans avec Chéri pour profiter de la vie ensemble, voyager, s’amuser… Faire tout ce dont nous avons envie de faire, et qui ne serait plus possible une fois avec des enfants, histoire de ne rien regretter, si un jour nous décidons de sauter le pas !

This is Us, ou LA série du moment qui te donne envie de fonder ta petite famille.

vendredi 24 février 2017

Dzien Dobry Krakow !




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On a... vu un château légendaire et un dragon qui crache du feu, mangé des pierogis à tous les repas, visité Auschwitz en ayant l'impression d'être seuls au monde, crapahuté au travers de la mine de sel de Wieliczka, bu des chocolats chauds à tomber par terre dans des cafés plus que charmants, fait un tour de calèche (romantique) au sein de la vieille ville, été émerveillé en entendant le clairon de la Basilique Sainte-Marie (le musicien nous a fait coucou !), marché dans les pas de Copernic et de Jean Paul II au sein de l'université Jagellonne, croisé de fervents catholiques, arpenté le quartier juif Kazimierz en long, en large et en travers... ❤
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mardi 21 février 2017

[SERIE] Westworld.

 Le parc Westworld vous offre une expérience sans précédent, presque aussi réelle que la réalité mais avec les ajustement nécessaires à votre entière jouissance. Venez découvrir ce monde hors du temps, vaste comme un pays où chaque hôte est susceptible de vous plonger dans une quête des plus passionnantes, où des combats endiablés vous attendent lorsque vous aurez fait le tour des orgies et du stupre... En êtes-vous seulement capable ? En avez-vous assez de votre morne quotidien où rien de bien excitant ne s'y déroule ? Êtes-vous prêts à trouver en vous les graines de la sauvagerie ? Oui ? Fort bien, dans ce cas je vous souhaite la bienvenue dans ce qui est désormais votre monde ! Tentant n'est-ce pas ?...

Synopsis : Westworld est un parc d'attractions futuriste recréant l'univers de l'Ouest américain (Far West) du XIXe siècle. Il est peuplé d'androïdes, appelés "hôtes", réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative. Les visiteurs, appelés "nouveaux venus", peuvent y faire ce qu'ils veulent sans aucune conséquence. Mais à la suite d'une mise à jour du programme des androïdes, les dirigeants du parc devront faire face à plusieurs bugs dans leur comportement...
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Vous l'aurez compris, le parc permet, pour la modique somme de 40 000 dollars par jour, d’immerger les visiteurs dans la vie quotidienne du Far West en leur proposant divers scénarios et en leur laissant la possibilité de tuer, violenter ou violer tous les personnages du parc. Ces personnages, appelés "hôtes", sont des robots extrêmement sophistiqués qui ne peuvent blesser les visiteurs. Certains ne se laisseront pas faire mais, qu'à cela ne tienne, tout est écrit, chaque ligne de dialogue, chaque expression pour rendre l'expérience la plus authentique possible. Cet endroit, c’est un peu l’occasion pour chacun d’être ce qu’il ne peut être en société. C’est l’occasion pour tous de se lâcher, sans être constamment jugés. Et c’est valable également dans les coulisses, puisque les membres du personnel  (au siège de cette énorme entreprise qu'est le parc) se donnent un malin plaisir à « dominer » ces robots, qui sont apparemment dépourvus d’âme. Mais voilà, la mise à jour des « rêveries » va changer la donne… 

A partir de là, la série va se mettre à explorer les limites entre intelligence artificielle et conscience et l’éveil progressif de certains hôtes va apporter une complexité scénaristique et un suspense digne des plus grandes séries, Le gros point fort de Westworld, ce sont ses niveaux de lectures. Evidemment certains vont être devinés par le spectateur, mais dans l'ensemble si peu... Et tant d'erreurs de notre part son commises à sous-interpréter les faits présentés. A plusieurs reprise on croit avoir saisi une situation pour déchanter par la suite. Un secret est révélé dévoilant une nouvelle interprétation, qui sera subtilement altérée par la suite au fil de nos découvertes. On jongle ainsi avec de nombreux personnages et plusieurs trames temporelles qui ne feront que renforcer l'intrigue. Sans vous spoiler, je peux vous dire que les rebondissements s’enchaînent et nous scotchent sur notre siège, tant ils sont inattendus. Jusqu’à l’ultime scène du season finale, qui vient finir cette excellente première saison en apothéose.

Je n'irai pas plus loin dans l'histoire, elle mérite amplement d'être découverte pour ce qu'elle est, à savoir un récit extrêmement audacieux où chacun des protagonistes évoluent dans un interminable (?) labyrinthe.....


lundi 6 février 2017

On a vécu... 60 minutes avec Kheiron.

Je connaissais Kheiron par ses apparitions dans Bref (Canal +) et par son récent film "Nous trois ou rien", qu'il a réalisé et où il partage l'affiche avec la belle Leïla Bekthi. Ce dernier m'avait énormément touchée car il raconte l'histoire de ses parents, des révolutionnaires iraniens qui ont émigré en France. C'est pour moi un film magique et immanquable qui nous fait passer du rire aux larmes, bouleverse les âmes et interpelle les consciences à travers un message de tolérance incroyablement fort. Ça a été pour moi une claque monumentale qui m'a laissé un très beau souvenir.  J'avais donc encore plus envie de découvrir ce mystérieux personnage, à travers son one-man show qui nous montre encore une nouvelle facette de lui (bien loin de celle de son film !).

Sur une scène à 180 degrés, l'humoriste joue la carte de l'interactivité avec le public, poussée ici au maximum. Kheiron prévient dès l'introduction et interroge : " Qui est le plus jeune de la salle ? Bonjour Colin, tu as 9 ans, c'est ça ? Et bien après mon spectacle, tu seras devenu un adulte !". Qui est célibataire ? Qui est actif ? Qui est mineur ? A chaque réponse, les vannes et les sujets fusent... et on jubile. Son objectif ? La "soirée unique", qui permet à chaque spectateur de revenir pour apprécier à chaque représentation un nouveau spectacle.  En effet, chaque soir il puise dans ses trois heures de spectacle pour en sélectionner 60 minutes qui seront adaptées aux réponses des spectateurs présents dans la salle. Blagues salaces, sexistes, machistes, perverses, sur les origines ethniques, sur la politique, sur l'actualité... Il ne nous livre pas un show mais une véritable leçon de stand-up ultra-rythmé, impertinent, voire carrément trash... pour notre plus grand plaisir. 
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Kheiron est un homme sans limite, sans complexe, sans tabou. Il rit de tout et avec tout le monde, une qualité qui montre son intelligence et son ouverture d'esprit. Tellement ouvert d'ailleurs qu'il ne se cache absolument pas des critiques, comme le montre l'affiche du spectacle avec la critique de Télérama mise en gros "On n'aime pas". En introduction, il donne ainsi la possibilité aux spectateurs qui sont amenés à être mal à l'aise par cet humour acide, et qui ne voudraient pas être interpellés au cours du spectacle, de lever leur main afin que Kheiron les repère et qu'il n’interagisse pas avec eux avant de commencer à prendre les gens à parti (et celui-ci joue vraiment le jeu et respecte la volonté de la personne qui devient alors "simple spectateur".). En bref, j'ai passé un excellent moment, et j'ai tellement ri que ces 60 minutes m'ont paru bien trop courtes ! C'est la première fois qu'un one-man show me transporte autant et même Thomas, habituellement hermétique à toute forme d'humour scénique, a passé la totalité du spectacle écroulé (dans le bon sens du terme) dans son fauteuil. C'est bien simple, je ne l'avais JAMAIS vu comme ça. 

Ce que je retiens par dessus tout est son talent incroyable pour l'improvisation. Ses blagues et ses vannes tombent à pic. Aucun moment de blanc, il vanne plus vite que son ombre. Et pour finir, ce que j'ai préféré est sa générosité : en plus de prendre du temps après le spectacle pour prendre des photos avec l'intégralité des spectateurs, il leur offre une invitation à vie à tous ses prochains spectacles. En somme : je suis très admirative de l'homme (que je qualifierai même de génie) et très fan de cet humour qui dérange. :)


vendredi 3 février 2017

[LIVRE] 22/11/63.



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Vous l'aurez compris, 22/11/63 est un roman d'ampleur, par sa taille et son sujet. Mais c'est également une oeuvre d'ampleur par l'émotion qu'elle suscite auprès du lecteur. C’était mon tout premier  livre de Stephen King, et la barre est placée très haute puisque qu’il s’agit d’un coup de cœur intersidéral. Incroyablement bien documenté, c’est un ouvrage qui vous apprendra des tas de choses sur l’assassinat du président, ses théories et le contexte socio-culturel (et politique) des U.S.A des années 58 à 63. Notre héros, Jake, va devoir s’adapter à un autre mode de vie qu’il trouve parfois plus simple, plus doux, plus beau, mais aussi parfois plus compliqué, plus rude. On a là un avis assez équilibré sur la vie sociale des sixties qui nous est livrée avec ses difficultés. Racisme, condition de la femme, tabagisme et alcoolisme excessif, sublimes voitures américaines, enseignement, courants de pensées, musique, dance, insouciance, renouveau… 
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Jake est donc un homme ordinaire qui va vivre une formidable aventure... Et, surtout, il pourrait bien tenir entre ses mains le destin d’un pays tout entier - voire du monde - s’il parvient à déjouer l’assassinat de JFK. Pendant 5 ans il va devoir vivre dans le passé et élaborer ses plans, trouver Lee Harvey Oswald et l’observer. Mais bien sûr notre héros va aussi croiser le destin d’autres personnes… comment ne pas vouloir aussi les aider ? Et s’il sauvait Harry, son élève du programme adulte dont la famille fut massacrée à présent qu’il connait son histoire et qu’il est revenu pile à la bonne époque ? A-t-il vraiment le droit de tomber amoureux ? Comment faire les choses sans altérer le cours du temps ? Qu'est-ce-que cela va changer pour le monde entier ? 

Il faut alors savoir que peu importe le nombre d’années que passe Jake dans le passé, il ne se passera toujours que deux minutes dans son présent. Mais cela ne l’empêchera pas de vieillir. Ainsi, s’il part et reste 5 ans dans le passé, il a vieilli de 5 ans même s’il est parti de son présent que 2 minutes. Autre fait important : à chaque fois que le héros repart dans le passé il remet les compteurs à zéro. Ses interventions sont annulées, autant vous dire qu'il ne faut pas se planter, sous peine de devoir tout recommencer ! Il est alors évident qu’il ne peut pas se permettre de faire et refaire ses actions pour les perfectionner et qu’il n’aura que « peu de chances » de parvenir à son but. Mais est-il vraiment pertinent de déjouer cet assassinat ? L'ultime difficulté étant que le passé ne veut pas être changé, il se défend et met des bâtons dans les roues de notre héros...  
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J’ai donc aimé 22/11/63 pour plein de raisons. J’ai adoré découvrir les Etats-Unis des années 60 du point de vue « moderne » de Jake, partager ses problèmes d’adaptation à une autre époque, à la fois si proche et si lointaine. J’ai adoré Jake et sa manière d’aimer les personnages secondaires, si réalistes et attachants. J’ai adoré la manière de raconter cette histoire, l’écriture fluide. J’ai adoré la manière de traiter le voyage dans le temps. Tout y est et nous avons vraiment l’impression de traverser le temps avec Jake, d'autant que le récit fictif se mélange subtilement aux faits et personnages réels de ce moment de l'histoire. Me concernant, il s'agit là d'une lecture qui restera tout bonnement inoubliable, j’en suis certaine. Il fait partie de ces livres qui vous accompagnent longtemps. Je suis loin d'être une amatrice d'Histoire, et je ne connaissais que les grandes lignes de ce passage particulier qu'est l'assassinat de JFK, mais ce roman m'a donné envie d'en savoir un peu plus sur le sujet. Autant vous dire que j’ai également très envie de dévorer d’autres romans de Stephen King ! Je n'ai maintenant qu'un seul souhait : pouvoir revenir dans le passé, atteinte d'une légère amnésie, et pouvoir me replonger dans ce roman l'air de rien...

« Alors la musique nous prend, la musique abolit les ans et nous dansons. »