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lundi 1 mai 2017

On a embarqué pour une expédition transatlantique...

Implanté au cœur de la base sous-marine de Saint-Nazaire (44), Escal'Atlantic est un musée-paquebot complètement immersif. Sur 3 500 m², il recrée les espaces et les ambiances caractéristiques des paquebots de légende qui effectuaient les grandes liaisons maritimes. C'est un musée vivant, avec une scénographie qui vous donne vraiment l'impression d'être embarqué à bord d'une expédition transatlantique comme dans le paquebot "France" (1962) ou le "Normandie" (1935).

C’est donc avec excitation que nous avons emprunté la passerelle d'embarquement… 

On a frissonné en découvrant le pont du bateau et la salle d’embarquement en ayant la véritable impression d'être embarqué à bord d'une croisières prestigieuse de l'époque, un peu comme le Titanic. On visite alors les cabines, le restaurant, le pont de promenade, la salle des machines, le poste de commandement... le tout agrémenté de dispositifs multimédias, jeux, documents et films d'archives permettent de passer instantanément du statut de visiteur à celui de voyageur.  Dans les coursives dignes des bateaux des années 1900, nous découvrons une série de panneaux explicatifs très clairs et très ludiques, avec des dessins et des chiffres clés. On apprend donc qu’une traversée Le Havre – New York durait 7 jours en 1906, 6 jours en 1927 et enfin 4,5 jours en 1962. On découvre aussi avec surprise qu’un voyage transatlantique coûtait 11 jours de salaire pour un chirurgien en 1ère classe et 66 jours pour une vendeuse en 2e classe !

On s'intéresse aussi la vie à bord de ces géants : les activités proposés aux passagers, le rôle de l'équipage, l'espoir d'accéder à une nouvelle vie pour certains (American Dream quand tu nous tiens !)... Luxe, mise en scène tout contribue à nous faire rêver et nous prendre au jeu. Petite cerise sur le gâteau : le bar du musée est vraiment très agréable d'autant que les cocktails servis sont vraiment très bons et à un prix vraiment abordable (mention spéciale pour l'Escale aux Antilles à 6 €). Ainsi, depuis cette visite, Mr.T et moi n'avons qu'une envie : faire une VRAIE croisière.

Du coup, on se met à regarder les offres du Club Med  en se disant que, peut-être, un jour...

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dimanche 30 avril 2017

La réunion des anciens élèves.

Ces dernières semaines, j'ai été amener à revoir des gens que je n'avais pas vu depuis 2, 5 voire même 10 ans. Tout a commencé il y a maintenant quelques temps lorsque V-le-C – un ami du collège que j'avais complètement perdu de vue – est venu me rendre visite au magasin. D'abord par hasard (il s'est vraiment acheté des chaussures ce jour-là), il s'est mis à passer me faire des coucous réguliers lorsqu'il était en centre-ville ce qui nous a permis de reprendre le contact en se redonnant des nouvelles et en rattrapant le temps perdu. Il y a de ça deux semaines, nous échangions alors les dernières nouvelles lorsqu'il m'a demandé rapidement : 
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V-le-C : - Tu fais quoi samedi ?
Moi : - Heu.. pour l'instant rien !
V-le-C : - Ben maintenant t'es prise ! Je t'enverrai les détails sur Facebook.
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Et c'est comme ça que Mr.T et moi nous nous sommes retrouvés à fêter l'anniversaire de V-le-C au Patio'nnément, un restaurant très agréable du centre-ville, en compagnie de certains de ses amis les plus proches qui ne sont autres que de très vieilles connaissances de collège, lycée voire de maternelle. Pour mon plus grand plaisir, cette soirée m'a permis de revoir Yoann, mon plus vieil ami d'enfance, avec lequel j'ai toujours autant de points communs et d'éclats de rires malgré le fait qu'on ne se voit que trop peu. Contre toute attente, il y avait aussi Maxime LC (souvenez-vous du gars avec qui j'avais posé un lapin pour mieux aller rejoindre Mr.X) avec qui j'ai bien reparlé même si j'avais peur que ce soit un peu tendu au début. Heureusement, depuis cette honteuse dernière fois, nous sommes tous les deux heureux et en couple ce qui a largement contribué à nous faire repartir sur de bonnes bases. Enfin, cette jolie soirée m'a également permise de revoir Douglas (rappelez-vous celui qui m'avait fait la "technique du cobra" fin 2014) qui met toujours autant l'ambiance ce qui n'est pas pour me déplaire. Pour le coup il ne nous a pas fallu très longtemps pour revenir à nos taquineries du collège comme quand nous étions voisins de classe en 6ème... Mon dieu, ça ne nous rajeunit pas ! 

Ce dernier était accompagné de sa copine Salomé qui se trouve être toujours aussi amoureuse de lui depuis le lycée et ce, en dépit du nombre de ruptures/retrouvailles que leur couple a traversé ces dernières années. Ils me font penser à ces couples de séries télé (en mode Les Frères Scott) qui n'arrêtent pas de se tourner autour dès le premier instant mais à qui il faut quelques années le temps de se poser sérieusement... Enfin, il y avait Justine : une ancienne camarade de classe du lycée - à qui je ne parlais vraiment jamais - avec laquelle nous sommes passés par la case : "Alors tu es devenu quoi ? Tu as quelqu'un dans ta vie ? Tu es toujours sur C****** ?" (aka la commune dont nous sommes tous originaires, sauf Mr.T). Alors que je pensais que nous n'aurions pas grand chose à nous dire, nous avons échangé quelques souvenirs de ce que nous percevions des gens de notre classe de l'époque et finalement, nous avons bien rigolé. Autant vous dire que cette soirée "retour en arrière" fut très agréable et je pense que c'est une chance d'avoir gardé contact - même brièvement - avec ces quelques personnes qui ont marqué mon enfance/adolescence. 

Enfin, toujours dans le thème des retrouvailles incongrues, ce week-end P-A a organisé une "grosse" soirée chez lui avec la team (quasi) au complet : L., Jules, P., Aurélie, Mumu, Kiki, Guigui, R., Schtroumph', Claire... et Lulu. Bizarrement dès le début de soirée, nous nous sommes retrouvées l'une à coté de l'autre et j'ai tout de suite senti qu'elle essayait d'attirer mon attention à sa manière. Et à ma grande surprise, au fil de la soirée, nous nous sommes mises à nous reparler assez naturellement d'abord des nouvelles secondaires, puis on est revenus sur des choses importantes (notamment son histoire passée avec ce con de Dav') pour finir sur notre FAMEUSE dispute. Cela m'a permis ainsi de lui dire, avec du recul, tout ce que j'avais ressenti à ce moment-là sur le fait de juger la manière dont je vivais mon célibat (alors qu'actuellement la situation semble être complètement inversée humhum) et sur les potins que j'avais entendu de mon dos venant de sa part et de celle d'Elo. Elle a reconnu pas mal de choses de manière assez adulte et, même si nous n'allons certainement pas redevenir les meilleures amies du monde, nous nous sommes quand même rajoutées sur Facebook. Et je l'avoue, ça m'a fait un peu jubiler de la voir célibataire désespérée quand je m'affiche avec le plus beau mec de la soirée... Le retour de Karma !
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mercredi 19 avril 2017

Une journée au Zoo de la Flèche (72).

Pour conclure ce beau et LONG week-end, nous avons décidés, ce lundi, de partir à la découverte du parc zoologique de La Flèche situé dans le département de la Sarthe (72), et que beaucoup connaissent par la série documentaire "Une saison au Zoo", diffusée sur France 4. En entrant dans ce parc on est transporté là où l’animal est roi et l’homme respectueux, le lieu est vraiment magnifique. Bien qu'il ne soit pas le plus grand des parcs français, le Zoo de la Flèche à le mérite d'être visité pour la qualité de ses enclos vaste et arborés, mais aussi pour découvrir certains animaux hors du commun, et qui selon nous, ne sont présentés que dans ce Parc.

On a pu ainsi contempler des lions à seulement quelques mètres de nous, on a vu pour la première fois de nos vies des kangourous sauter (spectacle aussi fascinant qu'amusant) et... j'ai enfin rencontré des éléphants ! Petit plus indéniable : vu que nous n'étions pas non plus en pleine saison, il ne faisait pas "trop" chaud ce qui nous a permis de voir les animaux de très près vu qu'ils étaient tous sortis (en été, ils cherchent de l'ombre et se cachent alors des visiteurs). Les enclos ne sont pas des fosses mais sont à hauteur d’homme ce qui permet une immersion encore plus fantastique. Ils sont spacieux et les animaux ont de la place. On sent que les animaux sont heureux là-bas et les décors récréant l’espace naturel de chaque animal est splendide. Pour ma part, j'ai eu un gros coup de cœur pour l'ours polaire qui s'amusait dans son bassin à "taquiner" les visiteurs en mettant ses pattes directement contre la vitre et j'étais à deux doigts d'embarquer le petit fennec endormi. Mr.T a, quant à lui, adoré l’île des Makis cattas où ceux-ci évoluent en totale liberté ce qui donne l'occasion d'en croiser un peu partout là où on ne les attend pas... 

Le parc est beau, propre et accueillant. Adorant les animaux tous les deux 
on a vraiment passé un bon moment. ♥



mardi 18 avril 2017

3 petites choses...

  • La Foire Internationale de Nantes : La semaine dernière, avec Mr. T, Sylvie et Alan (respectivement la mère et le frère de Mr. T alias Chéri alias Thomas), on a été à la Foire Internationale de Nantes. Comme chaque année elle se situe au Parc des expositions de la Beaujoire où on peut trouver un large choix d'exposants dans différentes thématiques attenantes aux loisirs et à la maison. C’est dans une ambiance JAPON que l’on a parcouru les allées de la Foire cette année, puisqu'il s’agissait du thème de cette édition 2017 (thème particulièrement fascinant pour Mr. T qui n'a qu'un rêve : aller là-bas). Nous avons ainsi profité de la chaude journée du 9 avril (avoisinant les 26 degrés) pour y passer l’après midi et profiter des nombreuses activités mises en place ce jour là. Une chose en entraînant une autre - sous les encouragements de la famille de Mr.T - je me suis laissée prendre au jeu en essayant une tenue traditionnelle et contre toute attente, il est vrai que le résultat était vraiment pas mal. Après maintes hésitations et des "mais c'est cher", "n'empêche c'est vrai que c'est magnifique", "olala qu'est-ce-que je fais", Mr.T m'a acheté la panoplie complète parce qu'apparemment ça aurait été une honte de pas la prendre (j'ai le meilleur homme du monde, je sais). Nous en avons également profité pour agrémenter les rêves de notre future maison, à savoir : se procurer un matelas d'eau (dont on a pu tester le confort juste AMAZING), avoir une pergola dans notre jardin et un jacuzzi dans la salle de bain... Ahlalalala. 
  • Une soirée chez Laure : Samedi dernier, Sophie, Julien, Marine, Mr. T et moi étions conviés - avec nos chiens respectifs (qui ont fini par faire leur propre soirée de leur coté) - chez Laure avec, comme d'habitude dîner et jeux de société à la clé. Ce que j'adore chez elle, c'est qu'elle est toujours pleine de joie de vivre et qu'elle met constamment un point d'honneur à être une hôtesse exemplaire. Ainsi, en plus d'avoir cuisiné des lasagnes aux légumes, elle m'a procuré le bonheur ultime de faire des gaufres en dessert. Pour la petite histoire, cela fait des mois que je meurs d'envie de gaufres mais que je n'en trouve nul part digne de ce nom (et si c'est pour avoir du réchauffé croustillant à la Brioche Dorée, non merci). Autant vous dire que cela a suffit a comblé ma soirée d'autant que nous avons vraiment eu de gros éclats de rire au cours d'une partie de Time's up plus que déchainée. C'est d'ailleurs au moment où j'ai tenté de faire deviner à mon équipe - en un mot - le personnage de "Bob le Bricoleur" que je suis tapée ce genre de honte mémorable car j'ai hurlé "ÉPONGE" avant même de me rendre compte de quoi que ce soit. (A mon sens Bob l’Éponge est beaucoup plus marquant que le bricoleur, bref). Cela n'a fait que confirmer mon intuition : un jour, ma "précipitation spontanée" me perdra. Mais au moins je ferai rire les gens !
  • Le Spa du Béryl : Dimanche dernier, Mr.T et moi avions réservé un spa dans un hôtel de St-Brévin (avec vue sur mer, s'il vous plait) via une Wonderbox que j'avais eu à Noel. Cela faisait un petit moment que nous n'avions pas fait d'excursions détente et je dois admettre que ça reste génialement agréable. Au programme : hammam, laconium, parcours sensoriel (je suis devenue ACCRO à ça depuis notre excursion à Dinan) et bassins détente. Le cadre magnifique rajoutait une touche magique à l'endroit et, même si ce n'est pas du tout le meilleur espace spa que nous avons testé (loin de là même), on a passé un très bon après-midi en amoureux, et en bord de mer... 
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mardi 11 avril 2017

[SERIE] The Missing.

Après une première saison que j'avais déjà trouvé mythique, la co-production franco-britannique est de retour pour de nouvelles aventures. Cette fois-ci elle accueille David Morrisey (The Walking Dead) dans ses rangs sous les traits de Sam. La série nous raconte plusieurs histoires en parallèle et avec certains liens actuels dans un contexte plutôt efficace. Qu’est-ce qu’il y a de pire qu’un enfant qui disparaît ? Que votre enfant disparu réapparaisse 11 ans plus tard et se suicide... 

L’histoire prend cette fois-ci place à Eckhausen en Allemagne. Disparue en 2003, la jeune Alice Webster refait surface, ébranlant la communauté et sa famille. Alors que les recherches s’intensifient pour retrouver son kidnappeur, Alice semble détenir des informations vitales au sujet de la disparition d’une autre jeune fille, Sophie Giroux, qui avait eu lieu la même année. Alice retrouve par ailleurs une famille brisée. Ses parents Sam et Gemma ne se parlent presque plus alors que son frère Matthew est devenu distant et violent. Le téléspectateur est baladé alors entre deux temporalités différentes : 2014, l’année où Alice Webster est revenue dans sa famille et le présent. Or, la fille qui revient chez ses parents semble différente. Sa mère, Gemma, a très vite des doutes (Alice ne serait-elle pas en réalité Sophie ?). Pourtant, les analyses ADN confirment bien qu’il s’agit d’Alice Webster. Dès l’épisode 1, le téléspectateur comprend qu’en effet, la fille qui est chez les Webster n’est pas celle qu’elle prétend être. Mais pourquoi mentir dans ce cas-ci ? C'est là que réside tout l’intérêt de cette histoire car il y a bel et bien une raison... 

Dans cette saison 2, l’histoire est totalement différente de la saison 1. On reste dans cette thématique de l’enfant disparu mais l’histoire racontée est différente. Le lien entre les deux saisons est assuré par Julien Baptiste, interprété par l’acteur Tchéky Karyo. Toujours sympathique dans ce rôle, son personnage fait face à la maladie et se relance dans une expédition à la recherche de la vérité. Julien Baptiste, toujours têtu, fidèle à lui-même préfère chercher à tout prix la vérité au péril de sa vie. En effet, il refuse de subir les traitements nécessaires pour sa tumeur, tant qu’il n’aura pas élucider le mystère Sophie Giroux / Alice Webster. Même si parfois, il part dans le délire le plus complet, Julien Baptiste prouve encore une fois qu’il est tenace. Un trait de caractère du personnage définitivement acquis. Bref sont les instants avec sa famille et le personnage ne se dévoile que partiellement. Il est surtout l’homme qui veut la résolution des disparitions.

Si cette série, inspirée des thrillers scandinaves fonctionne assez bien dans son ensemble, c’est grâce à sa construction et à sa mise en scène plus que soignée. La série est bien produite et continue en saison 2 de nous faire savourer quelque chose de visuellement travaillé. C’est important car en parallèle il faut jongler entre les intrigues, les timelines, les personnages. L’intrigue passe donc d’une localisation à l’autre, d’un moment à l’autre... on a là une série plutôt complexe dans son ensemble mais terriblement captivante. 
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L'absence atténue les petites passions et ranime les grandes, comme le vent éteint les bougies et attise les incendies. C'est étrange qu'une absence, un espace vide, ait tant de pouvoir. Que cette absence puisse laisser tant de destruction dans son sillage. Ces fillettes enlevées, leur absence s'est répandue comme un incendie de forêt, carbonisant tant de vies autour d'elles..."

lundi 10 avril 2017

Ce n'est "que" du boulot mais...



Ça me brise le cœur de réaliser que, dans quelques jours, la responsable avec laquelle je travaille en binôme depuis un an et demi (encore ce DÉLAI fatidique) va être mutée sur un autre magasin (pour redresser ce dernier). Ce changement nous est d'autant plus difficile à vivre car on est devenus particulièrement proches sur le plan personnel et que, professionnellement, notre magasin est au top et que nous nous complétons comme jamais. Nous avons ce sentiment d'injustice car nous ne comprenons pas l'utilité de séparer une équipe qui marche et qui fait que de la hausse. Ainsi, lundi, tout va changer et - même si je devrai m'estimer heureuse d'avoir un travail et blablabla - j'ai une boule au ventre quand je pense à l'idée de travailler avec quelqu'un d'autre et de ne plus voir "Lolo" tous les jours...

PS : Et pour couronner le tout, Chéri et moi venons d'apprendre que nos vacances n'étaient pas validées en même temps et que nous n'aurions qu'une semaine en commun cet été ! 


jeudi 6 avril 2017

[LIVRE] S.J. Watson - Une autre vie

Si vous n'avez jamais lu un livre de S.J Watson , je vous envie. Non, sincèrement, j'aimerais être à votre place , et tout redécouvrir avec le même émerveillement, les mêmes décharges d'adrénaline, le même plaisir de me faire "balader"... C'est juste un auteur surdoué ! Deux livres, deux univers complètement différents, une inventivité hallucinante, deux bijoux terriblement angoissant.

Synopsis : Femme au foyer, Julia mène une vie bien rangée à Londres avec son mari et son fils. Lorsqu’elle apprend la mort de sa jeune sœur, Kate, victime d’une agression à Paris, près du canal de l'Ourcq, elle est sous le choc. Les deux sœurs, dont les relations n'ont jamais été faciles, s'étaient perdues de vue. Ne parvenant pas à faire son deuil, Julia décide d’aller à Paris afin d’en savoir plus sur la vie que menait Kate. Là, elle apprend que cette dernière fréquentait assidûment les sites de rencontre en ligne. Le doute s’insinue alors dans son esprit : et si la mort de sa sœur n’était pas due à une simple agression mais à une mauvaise rencontre ? Ne pouvant se débarrasser de cette idée obsédante, Julia décide de se faire passer pour Kate sur le site Internet d’escorts que celle-ci utilisait. Mais, à l’âge des bilans, des remises en question, des ambitions laissées derrière elle, Julia ne réalise pas qu’elle est en train de jouer un jeu dangereux à double titre. Si elle a en effet raison sur les circonstances de la mort de sa sœur, elle prend tous les risques. Et en goûtant à une autre vie, plus excitante, que va-t-il rester de la sienne ?
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J'avais adoré "Avant d'aller dormir", le premier livre de l'auteur. Même plus que ça. Après cette lecture, j'avais eu du mal à apprécier de nouveaux thrillers, à chaque fois ils me semblaient bien fades en comparaison. Quand j'ai vu que l'auteur publiait un nouveau roman, je me suis ruée dessus, espérant goûter de nouveau aux sensations que m'avaient procurées son prédécesseur. Et ça n'a pas failli, je suis tombée dans les mailles du filet. C'est une descente aux enfers que nous présente S.J. Watson, page après page. Une descente aux enfers progressive, parfois vers la limite de la folie. Julia n'accepte pas le décès de Kate, elle veut savoir, elle veut comprendre. Elle doute de la police et elle décide donc d'enquêter par elle-même, là où elle peut aller sans risque. Du moins apparemment. Elle décide de se connecter sur les sites de rencontres que fréquentait sa sœur. Kate ne cherchait rien de sérieux, juste des aventures d'un soir. C'était de son âge. Pas d'attaches, elle a toujours été comme cela. Et si, sur l'un de ses sites se trouvait l'assassin ?

Julia franchit l'interdit, elle se connecte, d'abord sur le compte de sa sœur, puis elle se crée son propre compte. Elle cherche, elle veut savoir. Et elle rencontre un homme. Rien de sérieux, ce n'est que pour sa quête vers la vérité. Mais tout bascule, elle ne sait pas trop comment. Elle se prend au jeu et "rentre" dans une double vie et l'irréel devient réel, dans un hôtel londonien. Commence alors, un lent processus d'autodestruction dans lequel vous aller plonger , en eaux troubles , palier par palier , sans bouteille d'oxygène... Vers la page 400 , j'ai failli téléphoner à un cardiologue (tellement mon coeur tachycardait), à mon généraliste (tellement mon estomac était noué), et à mon ophtalmo (tellement mes yeux voulait lire plus vite....). J'ai adoré suivre le parcours de Julia, son questionnement, son évolution. Cette femme endormie qui revit, pour sombrer finalement. Avant d'aller dormir m'avait surprise. Je n'avais rien vu venir. J'ai tourné les pages d'Une autre vie dans l'attente de cette surprise. Elle est arrivée, fidèle au rendez-vous, mais elle est arrivée un peu trop vite, trop brutalement, et je n'ai pu empêcher de poindre une once de regret devant ce développement trop rapide. Le roman est porté par une lenteur habile, machiavélique parfois et tout se précipite beaucoup trop lors des dernières pages. Un poil dommage.