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dimanche 8 mars 2015

Opération des dents de sagesse, J+3. (Part.2)

La chirurgienne est alors arrivée pour m'emmener au bloc, toujours en compagnie de toute la petite bande, ce qui m'a largement rassuré. Après ça hop, on m'a endormi via la perfusion...

J'ai émergée 40 minutes après en pleine salle de réveil. On m'a alors enlevé l'intubation qui me donnait la sensation d'étouffer et une infirmière est venue me dire que c'était fini et que tout s'était bien passée tandis que je reprenais peu à peu contact avec la réalité. Avec soulagement (ma voisine de droite vomissait et celui de gauche étouffait), on m'a ramené dans ma chambre aux alentours de 15h30, et, à ma grande surprise, j'étais suffisamment consciente pour converser avec ma mère, jusqu'à ce que mon père prenne le relais pour ma sortie de l’hôpital à 18h.

A l'heure d'aujourd'hui, je suis toujours chez lui jusqu'à mardi matin et, après 2 nuits assez difficiles (l'une par les douleurs et l'autre par les vomissements liés aux médicaments), je m'en tire quand même plutôt bien. Contrairement à ce que je pensais, je n'ai pas beaucoup gonflée mais, en revanche, j'ai un énorme cocard sous mon œil droit. Enfin, il faut savoir que je sens beaucoup plus la douleur maintenant que sur le coup de l'opération ce qui est apparemment normal, même si je ne m'étais pas préparée à ça. Enfin et surtout : JE CREVE LA DALLE en permanence. Sérieusement, je crois que je serais capable de quasiment tout pour manger une tartine de pain grillé... Puis, comme d'habitude dans ces moments un peu exceptionnels, j'ai été agréablement surprise par les messages de soutien des uns et des autres :

JR ("C'est bon t'as fini ? Pas trop mal ? Ça s'est bien passé ?"), P-A (Arrête avec tes messages d'adieu, je sais pas si tu es au courant mais on ressuscite après l'anesthésie.. Ça va quand même mon agent ?), Jules ("Coucou mon Boo, alors comment ça va ? Pas trop mal ?"), Schtroumph' ("Alors comment va le hamster ?"), Alex (Coucou, ça va ? Qu'est-ce-qu'il t'arrive ? J'ai pas très bien compris, tu t'es fais opérer... ?"), Max ("On veut une photo !"), L. (" Plein de bisous sur tes petites joues gonflées !")... 

Même gonflée/charcutée/opérée, je ne suis pas seule.

MON RÊVE.

Opération des dents de sagesse, J+3. (Part.1)

Premier constat : j'ai survécu ! Vous n'imaginez pas le soulagement que j'ai ressenti en salle de réveil quand j'ai réalisé que j'étais bel et bien vivante et que, manifestement, tout s'était bien passé. J'ai donc décidé de vous parler de mon expérience car avec toutes les versions que l’on peut entendre, il arrive que l’on soit très peu rassurée (voir, comme moi, complètement terrifiée) par cette opération. Et franchement, au-delà des effets secondaires pas forcément cools, j'avoue que c'était presque un bon moment. 

L'arrivée à la clinique s'est fait tranquillement, en compagnie de ma petite maman qui a été à mes cotés pour me soutenir. D'ailleurs, la particularité de la situation a donné lieu à nombreux éclats de rire liés à notre côté "pas doué", qui est manifestement de famille. Je ne sais pas quel était le moment le plus gênant : celui où l'infirmière nous chopé en pleine séance-photo lorsque je défilais dans ma chambre avec ma blouse d'hôpital, celui où nous n'arrivions pas à faire marcher le coffre-fort de la chambre ce qui provoquait des "bip bip" dans tout l'étage, ou encore le moment où ma mère a failli carrément péter le lit en manipulant la télécommande pour que je puisse monter dessus plus "élégamment". Alors, certes, le stress était toujours présent mais il s'est quand même largement atténué grâce à elle... et je l'en remercie encore. 

Sur les coups de 13h30, un gentil brancardier est venu me chercher pour me dire que LE moment était venu. Alors, après avoir fait un ultime signe d'adieu à ma mère, je me suis retrouvée dans une "pièce d'attente" assez froide, où le stress a commencé à monter d'un coup. Heureusement, je suis tombée sur l'équipe médicale sans doute la plus cool du monde. En effet, une équipe de 4 infirmières et aides-soignantes se sont quasi-directement mises autour de moi pour me rassurer, me faire parler et beaucoup rire histoire de me changer les idées (Grey's Anatomy powaaa). J'ai ainsi commencé à  me détendre en racontant ma vie, et l'anesthésiste est arrivée quelques minutes après pour me poser le fameux cathéther (aka LE truc que je ne supporte pas). Pourtant, celle-ci a été vraiment adorable, et a réussit à faire en sorte que je ne sente quasiment rien, en me demandant de me concentrer sur quelque chose d'agréable, tout en serrant de toutes mes forces mon poing gauche (alors qu'on me piquait le bras droit)...

jeudi 5 mars 2015

What are you afraid of ?

Nous ressentons tous, à un moment donné de notre vie, de la crainte et de l’anxiété face à des événements, des objets, ou même des personnes... Cette peur qui nous paralyse et qui nous empêche parfois de vivre comme on l'entend, ou de faire face à certaines choses.

Oui, la peur est un brillant système d’alarme face au danger. C’est une émotion universelle destinée à augmenter notre vigilance et de cette manière, nos chances de survie. Tel un asthmatique n’est pas responsable de sa maladie, nous ne sommes pas responsables de nos peurs. Elles sont présentes, en nous, et paraissent aussi angoissantes qu'insurmontables. Pourtant, c’est notre rôle d’apprendre à mieux agir face à elles... Et même si elles ne peuvent pas être définitivement supprimées, elles peuvent cependant être contrôlées. Mais évidemment, il est impossible de faire reculer la peur sans prendre le risque d’une confrontation... 

Pour prendre le dessus et retrouver notre liberté, il faut oser descendre dans l’arène et décider d’y faire face ! Alors voilà, aujourd'hui je vais au bout et... je me fais opérer des dents de sagesse ! (Oui, je sais que cet article vous semble dramatique mais comprenez que j'ai une véritable PHOBIE du milieu hospitalier). Ce moment que je redoute est (enfin) arrivé...


mercredi 4 mars 2015

« Pendant ce temps j'vais écrire, pour demain l'avenir... »

Aujourd'hui, je me nomme Bluette, et j'ai envie de vous raconter les petits moments d'amour de ses derniers jours, que j'ai vécu par-ci, par-là...

C'était jeudi dernier...  j'étais chez Guigui avec la clique habituelle, alors que ça faisait un petit moment que nous ne nous étions pas retrouvés tous ensemble (oui, en hiver on a tendance à passer en mode hibernation, il faut se l'avouer). Je ne sais pas pourquoi mais, en plein milieu de la soirée, parmi la voix cassée de Guigui, les confidences de Jules, l'entrain de P., les blagues de Marion (que j'adore de plus en plus) et l'air ébahi de JR... j'ai eu une certitude. Quoi qu'il arrive, ou qu'il se soit passé, je suis certaine d'être à la bonne place, aux bons moments, et surtout avec les bonnes personnes. Et ça, je peux vous dire que c'est un bonheur inestimable. 

C'était vendredi dernier... petite crémaillère entre filles dans l'appartement de Dav' et Lulu que celle-ci a eu tant de mal à obtenir. Nous étions toutes les 4 : Charlyne, Elo, Lulu et moi... et mon dieu, qu'est-ce-qu'on a pu rire ! Les filles ont évoqués leurs expériences respectives quant à leurs dents de sagesse, nous avons parlés d'hypnose (j'ai déjà hâte de voir le show de Messmer !), et surtout nous nous sommes racontées nos anecdotes marquantes de nos années collège/lycée... Et je peux vous assurer que c'est dans ces moments-là qu'on est contente d'avoir grandi !    
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C'était avant-hier... Schtroumph' m'a invité à dîner dans un petit restaurant très sympa du centre-ville. Depuis le temps qu'on se connait, nous n'avions encore jamais eu l'occasion de nous retrouver en tête-à-tête. Jusque-là, Schtroumph' était ce pote de soirée 100% motard avec qui je n'avais pas spécialement de points communs étant donné qu'à part nos délires de soirées, nos vies semblaient totalement différentes. Et en fait... c'était génial ! Nous avons parlés de tout : nos amis communs, nos familles, nos envies, notre sentiment de passer à "l'age adulte", nos derniers flirts, nos caractères.... Et sans se rendre compte de rien, nous étions les derniers clients du restaurant, et il était 1h du matin ! Autant vous dire que j'ai été moi-même très étonnée de cette nouvelle alchimie, et que cette soirée marque une jolie avancée dans notre amitié...

C'est ce soir... comme tous les mercredis (ou presque), nous nous retrouvons avec L. pour notre "soirée série". Quoi qu'il en soit, je me surprends à attendre de plus en plus ce petit rendez-vous hebdomadaire que j'affectionne particulièrement. Je ne saurai définitivement pas vous expliquer la nature de ma relation avec L. : une part de moi le considère comme mon petit frère, l'autre n'oublie pas que c'est mon ex mais il y a bel et bien ce "petit truc en plus" entre nous qui fait que nous sommes bien l'un avec l'autre. Comme son petit message de cet aprem : "J'ai hâte d'être ce soir, j'en peux pluuus ^^ Mon petit macdo + toi, Parfait ! ♥".  Et vous savez quoi ? J'ai adoré.. :)



dimanche 1 mars 2015

Une soirée chez Antoine... (Part.3)

En effet, Antoine m'a envoyé un message lourd de sens : « Reste si tu veux ;) »...

Imaginez ma réaction dans ma voiture... "Putain, qu'est-ce-que je fais ?!". Alors non, contrairement à ce que vous pensez, je ne suis pas restée. Oui, je le sais, il y a encore quelques mois, j'aurai fait demi-tour sans me poser de questions mais... je devais d'abord mettre les choses au clair avec une certaine personne avant de faire quoi que ce soit (alors que, lui, le même soir n'a pas eu la décence d'attendre pour faire la même chose de son coté, passons.) et surtout, j'ai vu le message qu'une fois arrivée chez moi. Enfin, ce qui m'a vraiment dissuadé, c'est que ça ressemblait beaucoup trop à mes débuts avec Mr.X et que je n'ai pas envie de me réengager dans ce genre de torture continuelle où tu passe ta vie à te demander ce qu'il se passe vraiment...

Franchement, vous noterez qu'ils ont l'art et la manière de se ressembler sur de nombreux points, ce qui m'attire autant que ça m'effraie. En revanche, je n'ai (évidemment) pas pu m'empêcher de lui répondre ce qui a donné une conversation un peu tordue comme suit : 
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Moi (totalement paniquée et ne sachant pas quoi dire) : ??
Moi : Ta mère est là… Le pire c’est que je serais restée ;)  
Antoine : Bah oui :) 
Moi : Prochaine fois :)
Antoine : Yes :)
Moi : Enfin, si prochaine fois il y a ^^ (Je pourrais mourir de mes dents de sagesse hahaha)
Antoine : Grave, le réveil en plein milieu ^^
Moi : Arreteeee !
Antoine : Mdrrr.
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Vous vous en doutez, je garde ainsi un très bon souvenir de cette soirée et j’en ressors totalement troublée. Mine de rien, je me rends compte que le coup de cœur que j’ai ressenti pour lui est bel et bien ancré. Dès que je l’ai revu, tout ce que j’ai pu ressentir à son égard est revenu comme un boomerang. Et apparemment, je suis loin de le laisser indifférent non plus mais... je n'arrive décidément pas à le cerner. Pourquoi cela semble si compliqué ? Et surtout, qu’est-ce-qu’il cherche vraiment ? En tout cas, il ne sort pas de ma tête...

Une soirée chez Antoine... (Part.2)

J’ai notamment fait la connaissance du fameux Jordan T., un mec dont j’avais entendu parler réputé pour ses frasques alcooliques. Et j’avoue qu’il correspondait tout à fait à ce que j’imaginais de lui. D’ailleurs, sans savoir pourquoi, ni comment, je me suis trouvée dans l’obligation de le ramener chez lui – à l’autre bout de la ville – étant donné que Mr. n’avait plus de moyen de transport et avait décrété que je serais la « pilote » parfaite. Génialissime. 

Voyant qu’il fatiguait je l’ai donc ramené sur les coups de 1h30, ce qui m’a pris littéralement une éternité vu qu’il était (évidemment) totalement blindé et se trouvait dans l’incapacité de retrouver le chemin de chez lui. Dans le même temps, il faut savoir qu’Antoine m’avait dit de repasser chez lui si j’en avais encore la force et/ou le courage… Nous sommes (enfin) arrivés à destination une bonne DEMI-HEURE plus tard alors que je remarquais l'insistance de Jordan, qui ne voulait tout simplement pas me laisser partir. Pour la petite histoire, il a passé toute une partie du trajet à me caresser la joue « parce que j’étais adorable de le ramener. ». Moi, sympa – naïve ? –  j’ai cédé à ses supplications en acceptant de visiter son appart’, avant de refuser gentiment sa proposition de « mater un film avec lui »...

Je suis donc retournée chez Antoine sur les coups de 3h où nous avons fait quelques jeux d’alcool (là je commençais à être vraiment vraiment dans le mal de l'ivresse) et bizarrement, je sentais de plus en plus ces regards vers moi, même si j’essayais de me convaincre que c’était purement psychologique. Et sur les coups de 4h30, tout s'est un peu précipité... La mère d’Antoine – qui n’était pas censée rentrer de la nuit – a fait irruption dans la maison mi-énervée, mi- étonnée quand elle a vu qu’il y avait une poignée de jeunes chez elle qui, apparemment, n’étaient pas censés être là. Autant vous dire que nous sommes tous partis en éclats de rire avant de finir par bel et bien quitter les lieux à l’arrache. 

Sauf que, ça ne s'est pas arrêté là...


Une soirée chez Antoine... (Part.1)

Oui, oui, vous avez bien lu il s’agit bien DU Antoine. LE mec qui m'avait retourné la tête, LE mec aux mille et une complications, LE mec qui m’a déçu plus d’une fois en un temps record... Bref. 
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Tout est parti d’une conversation par sms, où il est revenu vers moi, sans raison particulière :

Antoine : Coucou J
Moi : Hey, tu vas bien ?
Antoine : Cava, tu fais quoi ce soir ?
Moi : Je sais pas encore, peut-être aller boire un verre en ville, mais rien n’est encore sur. Toi ?
Antoine : Haha dacc. Ben j’ai ma maison là donc si tu veux passer J 
Antoine : Après j’ai match tôt demain donc ça fait chier..
Moi : Carrément J Tu peux me rappeler l’adresse par contre ? Monsieur ne devra pas se coucher trop tard attention ^^.
Antoine : Ouais ça fait chier putain. Tiens (il me donne l'adresse..).
Antoine : Et bon courage pour le taf, plus que 45 minutes… 
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Quoi qu’il en soit, l’occasion était trop belle pour faire la fête et picoler comme il se doit (2015 a été plutôt sage de ce côté-là, pour l’instant), tout en changeant un peu de la clique habituelle. Le but ultime étant évidemment de lui montrer que de l’eau était passée sous les ponts depuis la dernière fois et qu’on pouvait se voir en toute amitié… Ben, ça n’a pas loupé. Je le dis et le re-redis : je pense que les mecs ont un radar secret qui leur permette de lancer un processus « alerte rapprochement » s’ils sentent que l’on se désintéresse d’eux. 

Je suis donc arrivée chez lui hier soir, sur les coups de 22h15… 

Je me suis rapidement rendue compte que 1/ Il est toujours aussi canon (franchement ça devrait être interdit d’être aussi sexy en jogging), 2/ Nous sommes toujours dans le même délire et 3/ Je ne connaissais absolument personne à part lui. Aucun des potes communs qu’on a via Thibaut, aucun des amis qu’ils m’avaient déjà présentés, rien, que dalle, nada. Même pas Baptiste (moi qui commençait à me demander s’ils étaient siamois...). Nous étions 8, dont 3 que je connaissais « de vue », étant donné que nous avons grandi dans la même commune campagnarde où absolument tout le monde se connait (il faudra que je vous en parle un jour). Et c’est bien simple : j’ai accroché avec tout ce petit monde et je n’ai réellement pas vu le temps passer...